

Seulement deux ascensions répertoriées figurent au programme de cette 3e étape. Pourtant, les coureurs devront engloutir plus de 3600 m de dénivelé total. Le parcours sera perpétuellement vallonné, et le peloton sera mis à l’épreuve très tôt avec le Passo Castrin (22 km à 5.7 % de moyenne).
En cours d’étape, il faudra ensuite grimper jusqu’à Andalo sur 14.4 km à 5 %. Le final ne sera pas simple non plus. Deux autres ascensions notables, bien que moins difficiles, marqueront les 40 derniers kilomètres.
Le Parcours

Après 25 premiers kilomètres sans réelle difficulté, les coureurs se présenteront au pied de la première ascension répertoriée de la journée, le Passo Castrin.
C’est une longue ascension de plus de 22 km qui se fera en deux temps. Les 6 premiers kilomètres afficheront 7 % de moyenne. Viendra ensuite une portion proche du faux-plat descendant longue elle aussi de 6 km.
Les 7 derniers kilomètres de l’ascension seront difficiles et afficheront une moyenne supérieure à 8.5 %.

Après la descente, les coureurs continueront leur chemin en direction du sud. La route sera légèrement vallonnée, mais majoritairement en descente ou en faux-plat descendant.
Une fois arrivés au kilomètre 95, ils se présenteront au pied de la seconde ascension répertoriée de la journée. Ce sera la longue montée vers Andalo.

Une fois passés par Andalo, les coureurs aborderont une longue portion de 25 km alternant entre descente et faux-plat descendant. Cela les mènera jusqu’au sprint intermédiaire de Ponte Arche.
À la sortie de la ville, la route se cabrera de nouveau jusqu’au sommet du Passo Ballino. Cette ascension non répertoriée est longue de 10 km à 3.6 % de moyenne. La pente moyenne est grandement adoucie par différentes zones de replat cependant. Au sommet, il restera 29.5 km à parcourir.

Ils plongeront ensuite jusqu’à l’entrée de Tenno pour aller chercher le pied de la dernière difficulté du jour. Elle non plus ne sera pas répertoriée. Cette montée sera longue de 5.2 km à 4.5 % de moyenne, et le sprint bonus sera situé à son sommet. Il restera alors 16 km à parcourir.

Les coureurs entameront alors la descente sinueuse de 10 km qui les mènera jusqu’aux abords du lac de Garde.

Les 6 derniers kilomètres seront plats jusqu’à l’arrivée à Arco.
Météo
Pour cette troisième étape, les températures seront un peu plus élevées que la veille. Elles devraient atteindre environ 15 degrés et la pluie ne devrait pas être de la partie. Le vent, lui, sera fluctuant. Il soufflera en provenance du nord au départ de l’étape puis, très vite, il proviendra du Sud / Sud-Ouest. La force du vent devrait malgré tout rester modérée, aux alentours de 10 km/h. Les coureurs auront donc un vent défavorable sur les deux derniers tiers de l’étape.
Le Scenario
Sur cette troisième étape, l’ascension la plus difficile sera placée très loin de l’arrivée. Les difficultés restantes le long du chemin ne seront pas insurmontables, et cela n’incitera peut-être pas les leaders à se faire la guerre toute la journée. Dans la manière dont cette étape est tracée, une échappée composée de baroudeurs grimpeurs loin au général pourrait aller au bout. Malgré tout, le scenario pourrait bien reposer sur les épaules d’une équipe en particulier : INEOS.
Les Favoris
Les Baroudeurs

Sans grandes surprises, Pidcock n’était pas dans le coup pour la victoire lors de la deuxième étape. Mais le voir terminer à près de 7′ est tout de même une grosse surprise. En sachant qu’il ne serait pas là pour jouer le général, n’aurait-il pas perdu beaucoup de temps exprès ? Il pourrait vouloir la liberté de partir en échappée. Il faut malgré tout se rappeler de ses déclarations après la première étape où il avait dit avoir passé l’une de ses pires journées sur le vélo.

Bais aura été le dernier à pouvoir accrocher la roue de Gaffuri dans l’ultime ascension. Demain, les difficultés dans le final seront moins difficiles, et il pourrait espérer s’en sortir encore mieux au sein d’une échappée. A condition qu’elle ne soit pas composée de grimpeurs d’exceptions, évidemment. Il n’est pas si loin que ça au général, mais ne sera certainement pas vu comme une menace directe.

Storer a montré ses limites lors du premier vrai test en montagne. Pendant ce temps, Rondel a parfaitement réussi à gérer son ascension. Mais demain, c’est un autre homme qui m’intéresse du côté de Tudor. J’aurais un œil sur l’allemand Stork, si jamais il peut disposer d’une carte blanche de la part de son équipe. Bon grimpeur, il a aussi montré une bonne pointe de vitesse lundi. C’est un combo parfait pour le coup gagnant demain.

EF possède deux coureurs bien placés au général après la première étape de montagne. L’équipe ne mettra peut-être pas tous ses œufs dans le même panier et demain, elle pourrait mettre un homme à l’avant. Sean Quinn est le nom qui me plaît le plus. L’américain est un grimpeur décent et est capable de belles performances si le groupe n’est pas composé de grimpeurs exceptionnels. Comme Stork, il possède une bonne pointe de vitesse, un atout majeur en cas de sprint en petit comité.
Les Leaders

Nous l’avons vu lors de la première étape. Cela a été confirmé par Arensman : INEOS voudra être offensif dès que l’occasion se présentera. Malheureusement, l’ascension la plus difficile se trouve loin de l’arrivée. Les difficultés restantes ne devraient pas permettre de créer de vrais écarts, d’autant plus vu la force collective de RedBull. Pas certain non plus que tenter de sprinter avec Arensman soit la meilleure solution pour aller jouer la victoire d’étape.

Il va être très difficile de bousculer l’équipe RedBull cette semaine. Pellizzari est désormais leader, mais l’équipe compte aussi Vlasov et Finn dans le top 10, tous deux évoluant à un très bon niveau. Pas sûr que l’équipe roule derrière l’échappée demain, sauf si un homme dangereux est à l’avant. Si un regroupement s’effectue, leur meilleure carte serait Vlasov au sprint. Pellizzari a prouvé posséder un bon kick, mais sur le plat, j’ai encore quelques doutes.
Mes Choix
Encore une étape au scénario difficile à anticiper, même si j’aurais tendance à pencher pour une victoire de l’échappée. RedBull n’aura pas d’intérêt à rouler si personne de dangereux n’est présent à l’avant. De son côté, INEOS trouvera un terrain plus adapté à sa stratégie offensive dans les jours à venir. Pour demain, mon favori sera donc Stork, que je vois s’imposer au sein de l’échappée.