Tour of the Alps 2026 – Étape 4 Preview

La 4e étape s’annonce comme l’étape reine de ce Tour des Alpes 2026. Dans sa construction, elle rappelle la veille. Pourtant, les ascensions seront bien plus difficiles que lors de la troisième étape et le dénivelé total sera porté à 3 900 m. Les principales difficultés seront le Passo Bordala et ses 14.8 km à 6.9 %, ainsi que le Passo Redebus avec 12.9 km à 6.8 %.

Le reste du parcours ne comportera pas d’autres ascensions répertoriées, mais il sera néanmoins très vallonné. L’enchaînement de courtes côtes et de descentes ne laissera que peu de répit aux coureurs.


Le Parcours

Il faudra être prêt dès le départ avec l’ascension du Passo Bordala. Le ton sera immédiatement donné avec ces 14 km à 6.9 % de moyenne qui lanceront une journée à près de 3 900 m de D+.

Le terrain restera fortement vallonné par la suite. On notera notamment une ascension non répertoriée après la descente, dont le sommet accueillera le premier sprint intermédiaire.

Il faudra ensuite rejoindre le pied du Passo Redebus. Cette seconde difficulté répertoriée de 13 km à 6.8 % de moyenne pourra faire de gros dégâts. Au sommet, les coureurs seront à mi-course.

Les difficultés majeures seront alors franchies. Toutefois, le chemin jusqu’à l’arrivée sera encore long et usant. Sans col de la nature des deux précédents, le final restera sélectif avec la présence de quatre côtes réparties sur les 50 derniers kilomètres.

Ce final vers Trento, avec la montée de Povo dans une version « allégée », rappellera les championnats d’Europe 2021.


Météo

Le beau temps sera encore au rendez-vous demain, avec des températures toujours en hausse. On attend un peu moins de 15° au départ, mais le thermomètre dépassera les 20° dans la région de Trente en fin de course.

Le vent soufflera en provenance de l’Ouest mais restera très modéré. Avec une vitesse moyenne sous les 10 km/h, il ne devrait pas grandement influer sur le scénario de la course.


Le Scenario

Beaucoup de dénivelé positif et deux grosses difficultés placées en première moitié de course, voilà qui pourrait inciter les leaders à se faire la guerre de loin. Le problème est qu’il restera 85 km à parcourir une fois le sommet du Passo Redebus franchi. Les leaders auront encore besoin d’équipiers à leurs côtés.

Si la fin du parcours reste exigeante, il n’y aura plus de longues ascensions permettant de faire de grosses différences. Nous devrions donc voir des équipes, notamment INEOS, visser dans les deux premières ascensions. Leur but sera d’isoler au maximum leurs adversaires. Si tel est le cas, les chances de l’échappée pourraient être bien minces.


Les Favoris

La perte de Lorenzo Finn est un énorme coup dur pour RedBull, mais surtout pour Pellizzari. Le jeune Italien était en excellente forme et était un atout de poids pour son leader. Pas sûr que Vlasov soit à son niveau, et surtout aussi loyal que Finn l’aurait été.

Ils seront sur la défensive demain, et devraient être mis sous pression. Si Vlasov ne répond pas présent, Pellizzari se retrouvera vite isolé après les deux premières ascensions de la journée. Je ne sais pas s’il peut gagner cette étape, mais s’il n’est pas vigilant, il pourra facilement perdre le maillot de leader. Avec ce qu’il a montré lors de la deuxième étape, on peut penser qu’il soit un petit ton au-dessus des autres malgré tout lorsque la route va s’élever.

INEOS devrait être l’équipe qui allumera la mèche demain. S’ils veulent faire des dégâts, il faudra lancer les hostilités assez tôt.

Ils devront profiter des deux longues ascensions pour tenter d’isoler Pellizzari le plus vite possible. Avec Arensman et Bernal idéalement placés au général, l’équipe dispose de deux belles options offensives.

Si jamais la victoire devait se jouer au sprint en petit comité entre les favoris, j’espère qu’ils auront la présence d’esprit de miser sur Bernal et non sur Arensman cette fois-ci.

Le duo RondelStorer peut aussi espérer jouer les premiers rôles demain. Le Français et l’Australien sont officiellement co-leaders de l’effectif, aucun ne devrait se sacrifier pour l’autre demain.

Storer a accusé le coup lors de la deuxième étape, mais on peut imaginer que sa condition ira en s’améliorant au fil des jours. Rondel, lui, a très bien géré sa montée et n’a terminé qu’à une poignée de secondes des meilleurs.

Je pense que les deux seront dans le groupe de tête demain, après que la sélection aura été faite par INEOS dans les deux premières ascensions. S’ils parviennent à être ensemble dans le final, cela leur donnera un avantage stratégique sur leurs concurrents.


Mes Choix

Comme je l’ai dit, j’imagine une course rendue difficile par INEOS très tôt. Cela aura pour conséquence d’isoler une bonne partie des leaders dès la mi-course, et nous devrions nous retrouver avec une course tactique dans le final. Les quelques côtes non répertoriées qui resteront auront alors leur importance.

Parmi la doublette INEOS, je pense qu’Arensman tentera d’attaquer dans le final mais sera suivi par Pellizzari. Je ne sais pas si l’Italien réussira à se débarrasser de lui avant le final en revanche, même s’il avait montré être le plus fort dans l’ascension de la deuxième étape.

Cependant, il l’a déjà battu au sprint. Il sera confiant quant à sa capacité à le faire de nouveau si besoin. Victoire de Pellizzari donc, devant Arensman. Bernal pour régler le petit groupe derrière eux.


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