

Seulement deux ascensions répertoriées pour cette douzième étape, mais leur placement pourrait offrir une course intéressante. Le Puerto de Alisas sera franchi après seulement une trentaine de kilomètres. La seconde et dernière, la Collada de Brenes, verra son sommet situé à 23 km de l’arrivée, après 7 km à 8 % de moyenne. Tout dépendra évidemment de la volonté des équipes des leaders, mais cette étape semble parfaitement tracée pour que les baroudeurs se disputent la victoire.
Le Parcours
Pas de réelles difficultés sur les 30 premiers kilomètres de cette étape, mais un parcours qui ne sera jamais vraiment plat avant le pied de la première ascension répertoriée.

Sa descente, longue de 9 km, sera assez sinueuse dans sa première partie. Une fois terminée, les 65 kilomètres suivants, sans être particulièrement compliqués, ne seront jamais complètement plats. Deux courtes côtes non répertoriées viendront même se dresser après 80 km et 93 km de course.
La route menant à la dernière ascension du jour sera à l’image de cette étape, toujours en dents de scie.

Que ce soit dans la montée ou dans la descente de cette ascension, la route sera particulièrement étroite. Il faudra donc être vigilant et soigner son placement.

Au sommet, une descente de 8 km précédera les 15 derniers kilomètres, majoritairement en léger faux-plat descendant.

Météo
Les températures seront agréables demain, légèrement au-dessus des 20 °C sur l’ensemble de l’étape. Le vent soufflera en provenance du nord / nord-ouest. Il sera majoritairement défavorable, notamment dans la première moitié du parcours, où il atteindra en moyenne 16 km/h. Sa force diminuera progressivement à partir de la mi-course, pour tomber sous les 10 km/h dans la dernière heure de course.
Le Scenario
Cette étape semble parfaitement tracée pour qu’une échappée de solides baroudeurs aille se jouer la victoire. Certes, le vent défavorable ne jouera pas en leur faveur, mais je n’imagine pas une équipe de leaders rouler toute la journée pour viser une victoire d’étape.
Les Prétendants

UAE devrait rester dans sa logique d’envoyer des hommes à l’avant. Hier, Soler a tenté sa chance, pendant qu’Ayuso et Vine sont restés dans le peloton. Demain, les rôles devraient s’inverser, notamment parce qu’il y aura 15 points à prendre en cours d’étape pour le classement de la montagne. Le problème pour eux, c’est qu’ils seront très certainement surveillés et attaqués dans la partie centrale de l’étape, entre les deux ascensions du jour. Personne ne voudra rouler pour eux ni avec eux, car dans le Collada de Brenes, ils seront en mesure de s’isoler.

Nous devrions de nouveau retrouver Mads Pedersen à l’avant pour aller chercher les précieux points au sprint intermédiaire. Cette fois, il ne devrait pas sortir seul, mais pourrait être accompagné de certains équipiers. On peut notamment penser à de bons grimpeurs comme Bagioli ou Verona, mais aussi à Julien Bernard. Le Français s’était déjà montré à l’avant lors de la dixième étape, avant de se relever pour aider Ciccone dans la dernière ascension. Les jambes semblent très bonnes, et cette douzième étape, sans arrivée au sommet, pourrait finalement mieux convenir à son profil.

Après sa troisième place sur la dixième étape, nous pourrions retrouver Romo à l’avant demain. L’Espagnol grimpe très bien, mais face à des coureurs du calibre de Vine ou Ayuso, il ne fera sans doute pas le poids dans la dernière ascension. On peut donc très bien l’imaginer anticiper dans la plaine avant la Collada de Brenes. Il a déjà montré en début de saison qu’il savait sentir la course, lorsqu’il s’était imposé sur une étape du Tour Down Under. La forme semble plutôt bonne, attention à lui demain.
Son équipier Castrillo n’est pas en reste sur cette Vuelta. Il semble assez loin de ses standards de 2024, mais a tout de même montré de bonnes jambes jusqu’ici. Les deux échappées auxquelles il a participé sont allées au bout, et l’Espagnol est par deux fois entré dans le top 5. Les coureurs de la Movistar ont plusieurs fois montré cette année un excellent sens de la course. S’ils sont en surnombre demain, ils pourraient bien scorer.

Nous avons vu Armirail à plusieurs reprises à l’avant depuis le début de cette Vuelta. Notamment lors de la sixième étape en Andorre, où il a pris la quatrième place au sommet. Excellent rouleur mais aussi solide grimpeur, il pourrait bien trouver dans l’étape de demain un terrain à sa convenance. Un peu à l’image de Romo, il devra sans doute anticiper s’il veut espérer s’imposer.

Kwiatkowski a également été vu à plusieurs reprises à l’avant depuis le début de cette Vuelta. La dernière fois lors de la dixième étape, où il a malheureusement été piégé par les mouvements de course au sein de l’échappée. Un fait assez rare pour être souligné. Je ne serais pas étonné de le voir retenter sa chance demain, et il ne commettra certainement pas la même erreur que l’autre jour.
Mes Choix
La difficulté de la dernière ascension, le Collada de Brenes, rendra la section centrale de l’étape très intéressante. On peut imaginer que l’échappée sera conséquente, avec des équipes en surreprésentation.
Il ne serait pas étonnant de voir des baroudeurs moins bons grimpeurs tenter d’anticiper le plus possible cette ascension. En effet, les grimpeurs auront un avantage considérable dans ces rampes qui dépasseront parfois les 10 % de moyenne. Je ne serais donc pas surpris de voir un homme s’imposer en solitaire après être sorti de l’échappée, ou même d’un contre issu de celle-ci.
Les trois noms qui me plaisent le plus pour demain sont : Kwiatkowski, Romo et Castrillo.
