Tour de France 2025 – Étape 11 Preview

Tour de France 2025 – Étape 11 Preview
Tour de France 2025 – Étape 11 Preview

La reprise aurait pu se faire un peu plus en douceur que cette 11ᵉ étape. Si le dénivelé positif n’affiche pas des chiffres affolants, le relief dans le dernier tiers de course devrait fortement tirer dans les jambes des sprinteurs. Les courtes côtes vont s’enchaîner jusqu’à 9 kilomètres de l’arrivée, où les équipes de sprinteurs encore présentes tenteront de se mettre en place.


Le Parcours

Il y aura assez peu de choses à signaler jusqu’à 45 km de l’arrivée sur cette 11e étape, si ce n’est la première des quatre côtes répertoriées, qui surviendra après un peu plus de 25 km de course.

Les 45 derniers kilomètres seront en revanche un peu plus vallonnés que le reste de l’étape. Les côtes ne seront jamais très longues, mais elles afficheront, par endroits, des pourcentages assez importants.


Les Derniers Kilomètres

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Profil des 16 derniers kilomètres

Si cet enchaînement de difficultés devrait entamer les organismes, seules les deux dernières ascensions pourraient véritablement poser problème aux sprinters et à leurs équipiers.

Ce sont en effet celles qui afficheront les pourcentages les plus élevés, notamment la côte de Pech David, avec ses 800 mètres à plus de 12 %, dont le sommet sera situé à un peu moins de 9 km de l’arrivée. Ce point sera crucial : la bataille pour le placement au pied de cette côte devrait faire rage. L’entame de l’ascension sera située après un virage serré à droite, et se fera sur une route peu large à cause du terre-plein central situé juste avant le virage. Il faudra être idéalement placé pour éviter les cassures et ne pas subir la montée.

Une très courte descente suivra, menant les coureurs vers le centre-ville de Toulouse. Les 7 derniers kilomètres seront plats, mais ponctués de quelques virages : le premier à 6.9 km de l’arrivée, puis un virage à angle droit à 5.2 km.

Un peu avant la marque des 4 km, les coureurs devront négocier un virage serré sur la gauche, où un terre-plein central viendra réduire la largeur de la chaussée. Quelques hectomètres plus loin, un nouveau virage à droite devra être abordé, là encore sur une portion rétrécie en raison d’un mobilier urbain présent sur la voie.

Ensuite, il faudra franchir un large rond-point à un peu plus de 3 km du but. La dernière ligne droite, qui n’en sera pas vraiment une, plutôt une large courbe sur un boulevard, s’étendra sur plus de 2 600 mètres. Un ultime rond-point devra encore être négocié, un peu avant les 500 derniers mètres, avant de déboucher, cette fois-ci, sur une vraie ligne droite finale de 450 mètres.


Météo

Il fera de nouveau beau et chaud sur les routes du Tour pour cette onzième étape. Les températures devraient avoisiner les 30°C dans l’après-midi, dans la région de Toulouse. Le vent ne devrait pas avoir un impact significatif : il restera modéré, autour de 10 km/h, même s’il soufflera de face dans les 50 derniers kilomètres.


Le Scenario

Les baroudeurs sentiront une occasion de briller demain en direction de Toulouse. En effet, il n’y aura jamais de côtes très longues, mais elles s’enchaîneront presque sans discontinuer dans les 40 derniers kilomètres de course. De quoi peut-être désorganiser la chasse dans le peloton, surtout si des attaques devaient survenir à l’arrière. Une fois la dernière côte passée, il ne restera que la descente et sept kilomètres de plat pour rallier l’arrivée.

Une question se pose : une équipe prendra-t-elle la responsabilité de contrôler la formation de l’échappée dès le matin pour espérer un sprint à l’arrivée ? Ou bien chacun tentera-t-il plutôt de placer au moins un homme à l’avant pour jouer sa carte ?

La dernière côte, bien que proche de l’arrivée, ne sera pas très longue. Il pourrait donc être difficile pour un homme seul de créer un écart conséquent et définitif au sommet parmi les leaders. En revanche, son approche sera plutôt technique, comme nous avons pu le voir, avec un virage à 90° et des pourcentages très élevés dès le pied. Il faudra être bien positionné pour ne pas subir de cassures importantes à ce moment-là. Si la victoire doit venir du peloton, il ne serait pas étonnant de voir un petit groupe se détacher au sommet et aller se disputer la victoire, à l’image des étapes 2 et 4.


Les Prétendants

Les Leaders

L’approche de la dernière côte de la journée sera si tendue que les équipes des leaders voudront absolument placer leur homme pour le général à l’avant du peloton. Il n’y aura pas de place pour tout le monde, mais depuis le départ, on a vu que Pogacar est toujours excellemment positionné dans les moments clés. On peut donc parier qu’il sera encore aux avant-postes demain, au moment d’aborder le virage à droite au pied de la côte. Tentera-t-il une accélération sur ces 800 mètres ? C’est un effort qui devrait parfaitement lui convenir, mais je ne le vois pas capable de s’isoler. Au minimum, Vingegaard devrait rester dans sa roue. En revanche, il pourrait faire partie d’un petit groupe qui se disputerait la victoire, et sa pointe de vitesse, loin d’être négligeable, pourrait lui permettre d’accrocher un nouveau podium d’étape.

Je ne vois pas vraiment de scénario dans lequel Vingegaard pourrait s’imposer. S’il attaque, Pogacar sera dans sa roue, et au sprint, il sera battu. En revanche, il ne laissera pas partir le Slovène, et selon la taille du groupe qui se jouera la victoire à l’arrivée, il pourrait lui aussi accrocher un nouveau podium. On l’a vu, son punch et sa pointe de vitesse semblent s’être nettement améliorés par rapport aux années précédentes.

Les Baroudeurs

S’il a réussi à récupérer de tous les efforts fournis en première semaine, ce final semble taillé pour Mathieu Van Der Poel. De quelle manière Alpecin va aborder cette course ? L’équipe pourrait décider de contrôler l’échappée afin de lancer Van der Poel dans la dernière ascension. Ou bien l’envoyer à l’avant. En échappée, il sera tellement surveillé qu’il lui sera difficile de s’imposer s’il n’est pas au-dessus des autres. Pour augmenter ses chances de victoire, il aura besoin d’un équipier à ses côtés afin de contrôler la course dans le final.

C’est un final qui conviendra parfaitement à un homme comme Axel Laurance. Très bon puncheur, le Français possède également une excellente pointe de vitesse. Il n’est cependant pas certain qu’Ineos aide à contrôler la course, surtout à la veille d’une étape décisive. Le Français devrait donc être autorisé à partir à l’avant, et s’il parvient à aller au bout, il aura toutes ses chances.

Romain Grégoire entre aussi dans cette catégorie de coureurs qui devraient particulièrement apprécier le final de cette étape. Nous avons vu le jeune puncheur français s’éteindre au fil des jours, la récupération semblant être encore l’un de ses principaux points faibles. Il faut surtout espérer que la journée de repos lui ait été bénéfique. Je ne serais pas étonné de le voir partir en échappée demain pour tenter sa chance. S’il a retrouvé de bonnes jambes, il sera un sérieux prétendant à la victoire.

Le final me semble trop difficile pour que Lidl puisse espérer voir Milan jouer les premiers rôles. L’équipe ne devrait pas contrôler la course, mais elle pourrait permettre à certains de ses coureurs de se projeter à l’avant. On pense notamment à Thibaut Nys et à Quinn Simmons. Le Belge a chuté très tôt sur ce Tour de France et n’a jamais réussi à peser sur la course, même lors d’étapes dont le profil aurait pu lui convenir. Après onze jours de course, il faudra voir si les jambes sont revenues, et surtout si ses blessures continuent de l’handicaper. S’il retrouve la forme, il pourrait être un sérieux candidat demain.

Quinn Simmons a été l’un des grands animateurs de ce Tour jusqu’ici. L’Américain s’est souvent retrouvé à l’avant, et lorsqu’il ne l’était pas, il se plaçait en tête de peloton pour contrôler les échappées au profit de son leader, Jonathan Milan. Nous l’avons vu trop juste dans le final de la 10e étape, expliquant sous le rythme infernal imposé par Healy. Cette journée de repos lui aura certainement fait du bien, et je ne serais pas étonné de le voir de nouveau à l’avant demain. Il reste un très bon puncheur, et pourrait avoir son mot à dire dans la sélection finale de l’étape.

Et si Visma autorisait Van Aert à jouer sa carte ? Nous l’avons vu, l’équipe n’empêche pas ses coureurs de prendre les coups, et cela a plutôt bien réussi à Yates. Ce n’est pas tant le fait que Wout ai carte blanche qui me fait douter, mais plutôt sa forme actuelle.


Mes Choix

Pour demain, j’ai tendance à penser que l’échappée ira au bout. À la veille d’une étape de montagne très difficile, les leaders n’auront aucune envie de rouler à bloc toute la journée et ne chercheront pas à contrôler la course. EF fera en sorte que personne de dangereux pour Healy ne prenne place à l’avant, mais ne prendra pas le risque de rentrer sur les fuyards, afin d’éviter que les bonifications ne tombent dans l’escarcelle de Pogacar.

Quelle équipe voudra contrôler ? Je ne vois qu’Alpecin pour Van der Poel, mais j’imagine plutôt le Néerlandais se projeter à l’avant. Il est souvent piégé en échappée, trop surveillé par ses adversaires, mais Alpecin pourrait envoyer un équipier pour l’épauler demain. Et surtout, l’enchaînement de côtes dans le final compliquera la mise en place d’une tactique d’anticipation pour les baroudeurs moins explosifs. S’il est encore présent dans le premier groupe au moment d’aborder la côte de Pech David, il y a de grandes chances que personne ne soit en mesure de suivre son attaque.

Je pars donc sur une victoire de Van der Poel en solitaire pour cette 11ᵉ étape. Simmons et Laurance sont deux noms qui me plaisent concernant les chances de podium.


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