Tour de France 2025 – Étape 4 Preview

Tour de France 2025 – Étape 4 Preview

L’alternance continue avec cette 4ᵉ étape destinée aux puncheurs du peloton. Bien moins de dénivelé positif que sur la 2ᵉ étape, mais la concentration des difficultés dans le final va rendre les 35 derniers kilomètres palpitants.


Le Parcours

Il y aura de nombreuses côtes tout au long des 175 km de cette quatrième étape. Toutefois, les seules répertoriées seront toutes concentrées dans le dernier tiers de course.

On trouvera d’abord la côte Jacque Anquetil, située à un peu plus de 50 km de l’arrivée.

Puis les coureurs entreront dans le final, avec notamment les 30 derniers kilomètres, où les quatre dernières côtes répertoriées s’enchaîneront presque sans interruption. Ce final en dents de scie verra les coureurs alterner montées et descentes, avec peu de portions plates entre chaque difficulté.


Les Derniers Kilomètres

À un peu plus de 30 km de l’arrivée, la bataille pour le placement commencera déjà à faire rage. Les équipes des leaders et les puncheurs voudront à tout prix bien se positionner pour aborder la côte de Belbeuf en tête. Cette côte débutera après un virage serré à 90° sur la droite, sur une route assez étroite.

Tour de France 2025 – Étape 4 Preview

Son sommet sera suivi d’un plateau d’un peu moins de 4 km, avant une courte descente ondulante menant au pied de la côte de Bonsecours.

La route sera relativement large, mais c’est sa descente, ondulante, qui se fera sur une chaussée un peu plus étroite. Une descente qui mènera quasi immédiatement le peloton au pied de la difficulté suivante : la côte de la Grand’ Mare.

Là encore, la côte sera suffisamment large pour offrir de la place à tout le monde. Il en ira de même pour la descente, qui, une fois terminée, à un peu moins de 7 km de l’arrivée, marquera le début de la dernière difficulté répertoriée de la journée : la rampe Saint-Hilaire.

À l’entrée de cette dernière côte, la chaussée va d’abord légèrement se rétrécir, puis s’élargir à nouveau dans les portions les plus roulantes.

Entrée de la côte

A un peu moins de 500 m du sommet, les coureurs devront négocier une chicane qui forcera la relance. Il déboucheront ensuite sur une chaussée de nouveau plus étroite, et attaqueront les plus forts pourcentages.

500m du sommet
Dernière portion de la côte

Il restera un peu plus de 5 km à parcourir au sommet de cette côte, qui sera immédiatement suivie d’un court plateau avant que les coureurs n’entament la descente. Celle-ci s’étendra sur 2.8 km, sur une route assez large qui ne devrait poser aucun problème.

Elle mènera directement les coureurs jusqu’aux 800 derniers mètres, où la route se cabrera de nouveau légèrement. Ces 800 derniers mètres présenteront une pente moyenne de 3.3 %, avant que les 250 derniers mètres ne redeviennent plats, juste après un dernier virage sur la droite.


Météo

Les températures devraient légèrement remonter lors de cette quatrième étape et s’approcher des 20 °C. Aucune pluie n’est prévue pour demain. Le vent devrait lui aussi se calmer un peu par rapport à la veille. Il soufflera en provenance du nord, à environ 20 km/h.

Puis il diminuera assez rapidement et soufflera aux alentours de 15 km/h, frappant de côté jusqu’au 100e kilomètre environ. Les 75 derniers kilomètres se feront avec un vent majoritairement défavorable. Il sera notamment de face ou de trois quarts face dans les deux dernières ascensions du jour, ainsi que dans la côte menant à la ligne d’arrivée.


Le Scenario

Les deux premiers tiers de l’étape ne comporteront pas de difficultés, et une équipe le désirant pourra être en mesure de contrôler l’écart avec l’échappée. Les 50 derniers kilomètres seront en revanche bien différents, avec toutes les côtes qui s’enchaîneront sans véritable moment de répit.

Il faudra donc être revenu assez proche des fuyards pour espérer jouer la victoire d’étape. Avec ce vent défavorable sur les 75 derniers kilomètres, j’aurais tendance à donner un net avantage au peloton. D’autant plus que ce final conviendra à de nombreux puncheurs, mais aussi aux leaders du classement général, un peu à l’image de la deuxième étape. Je m’attends donc à un scénario relativement proche de celui observé il y a deux jours.


Les Prétendants

Pogacar a semblé totalement en contrôle lors de la deuxième étape, mais il s’est montré étonnamment peu offensif. Il se loupe un peu lors du sprint en restant bien trop longtemps dans le roue de Van der Poel. Il semble malgré tout en excellente forme, et je ne serais pas étonné de le voir provoquer une grosse sélection dans le final. Avec un sommet plus proche de l’arrivée, je l’imagine un peu plus offensif.

Dans la veine de ce qu’il a démontré sur le Dauphiné, Vingegaard semble bien plus offensif que par le passé, comme en témoigne son attaque dans le final de la 2ᵉ étape. Il n’aura probablement aucun mal à suivre une attaque de Pogacar demain, si celle-ci devait avoir lieue. En revanche, il lui sera difficile de s’imposer sur la ligne. C’est pourquoi j’imagine mal le Danois relayer le Slovène si les deux se retrouvent ensemble, de peur de lui laisser de nouvelles secondes de bonification. Vingegaard a montré un punch intéressant en prenant la 3ᵉ place au sprint lors de la 2ᵉ étape, dans une arrivée où l’on aurait pu imaginer des profils plus explosifs mieux placés que lui.

Evenepoel semblait en forme lors de la deuxième étape et très bien placé. Cela lui a permis de rester dans les roues de ses principaux adversaires lorsque les choses sérieuses ont commencé. On l’a vu sauter dans les roues sur les attaques dans final de l’étape, et boucher les trous sans aucune difficulté, mais sans pour autant tenter quoi que ce soit lui-même.

Étonnamment, il n’a même pas essayé de prendre part au sprint, expliquant ensuite qu’il se sentait incapable de jouer la victoire face aux hommes qui composaient le podium de cette deuxième étape. Un état d’esprit assez surprenant, compte tenu de la forme qu’il semble avoir, et aussi du fait qu’il reste un excellent finisseur.

Si sa chute dans le final de la 3e étape semble a priori sans gravité, il faudra voir comment il se sent demain.

La huitième place finale de cette deuxième étape ne rend vraiment pas justice à ce que Vauquelin a montré dans les dix derniers kilomètres. Il s’est révélé extrêmement fort dans les deux côtes, tentant à au moins trois reprises de créer une sélection. Cela aurait pu fonctionner si Jorgenson avait accepté de le relayer. Malheureusement, l’Américain a préféré jouer la carte d’équipe, avec Vingegaard en embuscade derrière.

On peut imaginer que ces efforts lui ont coûté l’énergie qui lui a manqué dans le sprint. Mais en ce qui concerne le punch, Vauquelin semble être l’un des meilleurs sur ce Tour de France. Peut-être pas encore au niveau de Van der Poel ou Pogacar, mais suffisamment pour espérer viser une place sur le podium à mon avis.

Grégoire a été l’un des rares capables de s’accrocher à la roue des principaux favoris lors de l’avant-dernière ascension de la deuxième étape, celle qui a provoqué la première grosse sélection. Un niveau de performance très impressionnant et une équipe dédiée et en place qui lui avait permis d’aborder cette côte en excellente position.

Le Français est même parvenu à décrocher une cinquième place au sprint. Il semble néanmoins encore légèrement en dessous des tout meilleurs, et le voir jouer le podium paraît difficile. D’autant plus que suivre les accélérations successives de Benoot, Jorgenson puis Narváez a sans doute coûté beaucoup d’énergie au jeune puncheur, qui n’en avait plus suffisamment au moment du sprint final.

Sans grande surprise, Van der Poel s’est imposé au terme de la deuxième étape, s’emparant par la même occasion du maillot jaune. Cette quatrième étape semble à nouveau parfaitement taillée pour lui, et Alpecin devrait contrôler la course afin de lui permettre d’aller chercher une deuxième victoire.

Son succès face à Pogacar lors d’un sprint en côte lui donnera confiance en sa capacité à réitérer l’exploit. Il n’a montré aucune faiblesse face aux différentes accélérations lancées dans les côtes par Visma et UAE. Si ce scénario venait à se reproduire, il ferait une nouvelle fois figure de favori logique.


Mes Choix

Tout comme lors de la deuxième étape, je mise sur un scénario de « sprint réduit ». J’imagine que le groupe qui se jouera la victoire sera bien moins conséquent que celui qui est arrivé sur la ligne il y a deux jours, 5 ou 6 coureurs. Un petit groupe avec les trois principaux favoris au podium final et d’excellents puncheurs. On prend donc les mêmes et on recommence, avec une victoire de Van der Poel devant Pogacar et Vingegaard.


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