Tour de France 2025 – Étape 3 Preview

Tour de France 2025 – Étape 3 Preview
Tour de France 2025 – Étape 3 Preview

Les sprinteurs retrouveront un terrain de jeu adapté à leurs qualités lors de cette 3ᵉ étape. Sauf surprise, un sprint massif est attendu.


Le Parcours

Une seule côte est répertoriée en direction de Dunkerque lors de cette troisième étape, à une trentaine de kilomètres de l’arrivée, mais elle ne devrait pas avoir un impact significatif sur le scénario de course.


Les Derniers Kilomètres

Les dix derniers kilomètres seront plats et composés en grande partie d’une ligne droite, sur une double voie classique, sans véritable danger.

On notera tout de même la présence d’un terre-plein central à un peu moins de 4 km de l’arrivée, avec un passage ouvert sur la droite, puis, 2 km plus loin, un passage à niveau.

À 1 600 mètres de l’arrivée, les coureurs effectueront un dernier virage sur la droite, qui s’apparente plutôt à une large courbe. Si la route ne sera pas parfaitement rectiligne dans les 1 500 derniers mètres, elle ondulera légèrement, sans toutefois former de véritable virage. Les coureurs ne verront cependant l’arrivée qu’à 200 m de la ligne.


Météo

Les températures vont continuer de baisser sur cette troisième étape, oscillant entre 15 et 20 degrés. Le vent soufflera en provenance du nord tout au long de la journée, avec une intensité assez soutenue, autour de 25 km/h. Les coureurs devront donc composer avec un vent de côté jusqu’à environ la mi-course, avant d’affronter un vent de face sur les 75 derniers kilomètres. Il semble donc peu probable que des cassures se produisent dans le peloton, et même si cela devait arriver, ce serait sans doute trop loin de l’arrivée pour espérer aller au bout. Des risques de pluie sont également annoncés dans le premier tiers de l’étape.


Le Scenario

Le fort vent de face qui frappera les coureurs durant toute la seconde moitié de l’étape devrait non seulement désavantager les échappés, mais surtout empêcher la formation de cassures au sein du peloton. Nous devrions donc assister au premier véritable sprint massif de ce Tour de France.


Les Prétendants

Merlier et Soudal sont complètement passés à côté de leur première étape. Autrefois, ce genre de coup de bordure faisait la force de l’équipe Quick-Step. Il est donc assez surprenant de les voir piégés. Merlier aura une nouvelle chance de s’exprimer à Dunkerque, dans un final loin d’être technique, un terrain sur lequel il a déjà su se montrer à son avantage.

Ce final, avec plusieurs larges courbes, me rappelle un peu la deuxième victoire de Merlier sur le Tour des Émirats. Ce jour-là, il avait parfaitement anticipé le sprint à 250 m de la ligne, sans jamais être revu. Le vent soufflait aussi de face, mais bien moins fort que ce qui est prévu demain. Cela pourrait avoir son importance.

Le fait que le sprint se dispute avec un vent de face est à double tranchant. On le sait, il est adepte des sprints lancés de loin, mais en lançant en premier, il pourrait se retrouver le nez face au vent un peu trop tôt. Le belge a cette faculté à « sentir » le sprint, le plus important sera d’être déjà placé aux 1 600 m. Et sans vrai train, cela n’est pas écrit d’avance.

Tout comme sur Soudal, l’équipe Lidl est passée totalement à côté de sa première étape, piégée dans la bordure survenue à un peu plus de 15 km de l’arrivée. Nouvelle chance pour eux demain de corriger le tir.

Il faudra rivaliser avec le train d’Alpecin dans la final, brillant sur la première étape (bien qu’il n’y ait pas vraiment eu d’adversité en face). Milan trouvera là une belle occasion de s’exprimer sur un final qui devrait également lui convenir.

Avoir un train long et conséquent sera un avantage sur ce type de final… à condition de réussir à maintenir un rythme très élevé. Milan devra pouvoir compter sur ses équipiers, et ces derniers devront parfaitement chronométrer la remontée du peloton. En effet, s’ils se font déborder, Milan pourrait se retrouver enfermé, sans aucune possibilité de lancer son sprint. En revanche, s’ils parviennent à maintenir la tête du peloton étirée et à lâcher le sprinteur italien entre les 200 et 150 derniers mètres, il pourrait être très difficile à battre.

Excellent travail collectif Alpecin sur la première étape, d’abord pour se placer à l’avant du peloton au moment des cassures, puis pour mettre Philipsen dans les meilleures dispositions en vue du sprint. Rickaert, Van der Poel, puis Groves ont parfaitement emmené le Belge, qui n’a plus eu qu’à conclure le travail à Lille, s’imposant avec une marge assez nette sur Girmay.

L’arrivée à Dunkerque sera d’un tout autre registre, en raison du vent de face, mais aussi parce qu’Alpecin devra composer avec les trains des autres équipes, notamment celui de Lidl-Trek. Enfin, même s’il est parfaitement placé, je pense que Philipsen souffre toujours d’un léger déficit de puissance face à Merlier et Milan. Il peut probablement les battre, mais son placement devra être irréprochable.

À l’image de Soudal et de Lidl, Red Bull est totalement passée à côté de sa première étape, que ce soit pour le sprint, mais aussi, et surtout, pour Roglič et ses ambitions au général.

Nouvelle chance pour eux demain de s’exprimer. L’équipe semble parfaitement structurée pour déposer Meeus dans les meilleures conditions au moment du sprint. Malheureusement pour lui, il risque de souffrir d’un léger déficit de puissance, ce qui pourrait l’empêcher de jouer la victoire. En revanche, si son train fonctionne à la perfection, il devrait être en mesure de viser une place sur le podium.


Mes Choix

Merlier pour son sens du sprint, ou Milan/Philipsen pour leur train ? Difficile de trancher demain. Si je reste persuadé que Philipsen est toujours moins puissant que les deux autres, son train semble parfaitement rodé et suffisamment solide pour le mener jusque dans les derniers hectomètres. Je pense que c’est aussi le cas pour Milan et Lidl, bien qu’ils n’aient pas eu l’occasion de le démontrer lors de la première étape.

Pour Merlier, les choses pourraient être un peu plus complexes. Il devra faire face à au moins deux collectifs parfaitement équipés pour étirer le peloton dans le final. S’il n’est pas correctement placé à partir des 1 600 derniers mètres, Van Lerberghe pourrait avoir du mal à le repositionner face au vent, et Merlier risquerait de devoir fournir des efforts superflus. Rien d’impossible bien entendu, mais c’est peut-être celui pour lequel je me fais le plus de soucis.

Dans la bataille des trains, j’imagine le train d’Alpecin parvenir à prendre le dessus. Non pas en étant celui qui réussira à prendre les commandes le plus tôt, mais bien celui qui piègera le train de la Lidl en les sautant dans le dernier kilomètre, après que celui-ci se soit épuisé face au vent.

Reste à savoir si Consonni et Theuns auront la lucidité de prendre « le train en marche » pour déposer Milan dans la roue de Philipsen lorsque les hommes du maillot jaune leur passeront devant. Rien n’est moins sûr. Pour demain, je me dirige donc vers une victoire de Philipsen, devant Milan.


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