Les Coureurs Engagés
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Le Classement Général
L’absence de Pogacar, Vingegaard, et Evenepoel sur la Vuelta 2024 ouvre la porte à un Grand Tour plus incertain et potentiellement plus ouvert pour la lutte au maillot rouge. Leur absence redistribue les cartes et offre une chance à d’autres prétendants de saisir la chance d’une vie.

L’équipe UAE arrive sur la Vuelta avec un effectif solide malgré l’absence de Tadej Pogacar. Yates et Almeida sont les principaux leaders, tous deux en grande forme cette saison et ayant confirmé leur niveau sur le Tour de France. La question de leur forme sur un deuxième Grand Tour consécutif reste posée, car il est rare de voir des coureurs maintenir un haut pic de performance sur deux GT successifs, tout le monde n’est pas Pogacar ou Vingegaard. Le portugais aura une motivation supplémentaire sur les premiers jours de course avec ce départ du Portugal.
Le collectif de UAE est impressionnant, avec des coureurs comme Sivakov et Soler, qui vont également doubler Tour et Vuelta, ou McNulty et Vine qui débuteront leur premier Grand Tour de la saison. Del Toro, le jeune espoir, fait ses débuts dans un Grand Tour après avoir montré de belles promesses cette saison lors de sa première année chez les pros.
L’absence de Pogacar pourrait rendre la gestion stratégique de UAE plus complexe, mais Yates et Almeida ont déjà montré qu’ils savaient travailler ensemble pour le bien de l’équipe comme sur le Tour, mais aussi et surtout sur le Tour de Suisse. Il faudra être en mesure d’utiliser au mieux leur profondeur d’équipe pour contrer les attaques de leurs adversaires, et se sacrifier si cela devient nécéssaire.

Roglič se présente à la Vuelta 2024 dans des conditions qui loin d’être idéales. En effet, après une chute lors du Tour de France alors qu’il était en course pour le podium, le Slovène a été contraint d’abandonner. Les blessures subies, plus conséquentes qu’initialement imaginées, ont soulevé des doutes quant à sa participation à la Vuelta, mais sa récupération semble avoir été suffisamment bonne pour qu’il prenne le départ le 17 août.
Roglič, triple vainqueur de la Vuelta et récent vainqueur du Giro 2023, reste l’un des meilleurs coureurs de Grand Tour de sa génération, à condition qu’il évite les chutes qui ont trop souvent perturbé ses ambitions. Son palmarès sur la Vuelta montre à quel point cette course lui convient, notamment grâce à ses nombreuses ascensions courtes et explosives qui favorisent son profil de « sprinter des montagnes ». Le cantonner à ce statut serait trop réducteur tant il est aussi un excellent grimpeur. Les incidents passés montrent que sa forme peut fluctuer après une chute, comme en 2022 où il avait commencé la Vuelta en dessous de ses standards habituels avant de monter en puissance, jusqu’à une nouvelle chute qui l’a forcé à abandonner alors qu’en 2021 il avait été intouchable sur la Vuelta après sa chute du Tour.
Pour cette édition, Roglič partira avec le statut de favori, à condition que sa condition physique suive. Bora va l’entourer d’une formation solide, avec en premier lieu Martinez, qui a impressionné au Giro en terminant à la 2e place derrière Pogacar. Martinez, s’il retrouve son niveau du Giro, sera un lieutenant crucial pour Roglič et pourrait même avoir la possibilité de jouer sa propre carte si l’occasion se présente.
Vlasov sera également de la partie, mais lui aussi soulève des questions quant à son état de forme après une lourde chute au Tour de France qui a entraîné une fracture de la cheville. Si Vlasov parvient à retrouver ses meilleures sensations, il pourrait soutenir Roglič mais aussi être une option de repli pour Bora, à l’image de Martinez.

Avec le départ de Roglič chez Bora et l’absence de Vingegaard, Kuss se retrouve dans une position inédite en tant que leader de Visma pour défendre son titre sur la Vuelta 2024. L’an passé, Kuss avait profité de la situation où ses coéquipiers étaient ses principaux rivaux, lui permettant de s’imposer en profitant de leur soutien tactique et du fait qu’ils ne l’ont pas attaqué sur toute la course. Cette année, la dynamique sera différente, et Kuss devra prouver qu’il peut gérer seul le poids de la course et le leadership qui lui est imposé.
Sa saison 2024 n’a pas été marquée par des performances incroyables, même s’il est vrai qu’il est souvent en retrait lors des courses d’une semaine. Néanmoins, ses résultats cette année ont été en deçà des attentes, surtout après son triomphe sur la Vuelta 2023 et son nouveau statut. Sa récente victoire au Tour de Burgos est déjà plus rassurante.
Répéter son exploit sera difficile, mais Sepp reste un excellent grimpeur et la troisième semaine devrait être l’endroit où il jouera son va tout. Il sera accompagné dans sa campagne par les expérimentés Gesink et Kruijswijk, ainsi que le jeune Uijtdebroeks.
Ce dernier, après une belle saison 2023 qui s’est conclue par un top 8 sur la Vuelta, a connu une année difficile chez pour son arrivée chez Visma. Pas aidé par des problèmes de santé, il n’a pas encore réussi à faire le saut de qualité attendu avec son passage chez Visma. Cette Vuelta sera une opportunité pour lui de montrer s’il peut retrouver son niveau et contribuer à la campagne de Kuss et pourquoi pas décroche run nouveau top 10.
Kuss et Uijtdebroeks pourraient tous deux tirer profit des étapes de montagne de la troisième semaine, qui conviennent mieux à leurs qualités de grimpeurs.

Landa réalise une saison 2024 remarquable. Bien qu’il ai toujours compté parmi les meilleurs grimpeurs du peloton, à 34 ans, l’Espagnol semble avoir retrouvé une nouvelle jeunesse en rejoignant Soudal.
Lors du Tour de France, Landa a joué un rôle d’équipier de luxe pour Evenepoel, tout en parvenant à se classer 5e au classement général. Bien qu’il n’ait pas eu à travailler énormément pour son leader en tête du peloton, sa performance reste impressionnante, surtout dans une édition marquée par la domination des trois grands favoris. Landa s’est battu avec Almeida pour être le « meilleur des autres », prouvant qu’il pouvait encore rivaliser avec les meilleurs grimpeurs du peloton.
Sa prestation au Tour de Catalogne, la seule course où il a pu courir pour lui-même cette saison, est également à souligner. Landa y a terminé deuxième, derrière Pogacar, et a été le seul à pouvoir suivre, même brièvement, le Slovène en montagne. Ce résultat renforce l’idée que Landa est en grande forme cette année.
Cependant, un point d’interrogation subsiste : Landa a souvent eu du mal à performer sur deux Grands Tours consécutifs. Mis à part en 2019, où il a réussi à finir 4e du Giro et 6e du Tour de France, il a généralement eu du mal à reproduire ses performances sur deux GT la même année.
Si Landa parvient à aborder la Vuelta avec une condition physique similaire à celle du Tour, il sera certainement un candidat sérieux pour le podium à Madrid.

Cette année, Carapaz a dû renoncer à ses ambitions pour le classement général du Tour de France avant même le départ, suite à une chute sur le Tour de Suisse. Il l’avait lui-même annoncé et n’avait pas menti : il ne venait pas pour jouer le général mais espérait que sa condition physique s’améliorerait en cours de route pour jouer les premiers rôles en seconde partie de Tour. Dire que la forme de l’Équatorien a été impressionnante en troisième semaine serait un euphémisme, avec une victoire d’étape et le maillot de meilleur grimpeur à la clé. Pour la Vuelta, l’objectif est clair : la victoire finale. Avant ses deux mésaventures en préparation du Tour 2023 et 2024, Richard était l’un des coureurs les plus réguliers du peloton lorsqu’il s’agissait de jouer le général sur un Grand Tour. En revanche, il n’a jamais réussi à se maintenir au niveau pour jouer le général sur deux Grands Tours la même année. Si la logique est respectée, il devrait être un sérieux prétendant au podium à Madrid, surtout s’il retrouve la forme affichée en fin de Tour de France.

Movistar sort l’artillerie lourde pour son tour national en alignant tous ses leaders et meilleurs grimpeurs : Mas, Quintana, Rubio, Sanchez et Lazkano.
Pour cette Vuelta, Mas devrait assumer le rôle de leader principal, avec Quintana et Rubio comme options de repli. La saison 2024 de l’Espagnol est bien en deçà de ce qu’on peut attendre d’un coureur de son calibre, et son Tour de France en a été l’expression la plus évidente. Seulement 19e au général, il n’a jamais pesé sur la course, ce qui est très décevant pour un habitué des top 5-6. Tout n’est pas à jeter, notamment sa troisième semaine où il a semblé retrouver des couleurs peu à peu.
Il devra néanmoins montrer un tout autre visage sur cette Vuelta s’il veut intégrer le top 10. Son Tour national lui réussit particulièrement bien, avec cinq top 6, dont trois podiums, lors de ses cinq dernières participations.

A titre personnel, Rodriguez aura été une de mes plus grosses déceptions de ce Tour de France 2024. Sur un parcours qui semblait taillé pour ses qualités de grimpeur, on pouvait légitimement espérer le voir jouer un plus grand rôle, notamment en troisième semaine. Malheureusement, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit, avec un déclin progressif de sa forme au fil des jours.
Terminer 7e sur une édition aussi exigeante du Tour de France est loin d’être un échec mais, au vu de son potentiel et de ce qu’il a montré par le passé, il y a de quoi être un peu déçu. Sa performance au Tour contraste avec ce que l’on pouvait attendre de lui, d’autant plus qu’il a déjà prouvé sa capacité à rivaliser avec les meilleurs sur des courses par étapes. Il semblerait qu’il ai lui aussi été victime de maladie comme beaucoup de ses équipiers, cela a forcément dû impacter ses performances, et mon avis sur sa prestation peut sembler très sévère.
En 2022, une chute l’avait empêché de viser un top 5, ce qui aurait été une performance remarquable. Cette année, sans problème majeur, il aura à cœur de corriger cette anomalie et de prouver qu’il a le niveau pour prétendre à un podium sur un Grand Tour.
L’un de ses principaux défis sera de gérer son deuxième Grand Tour de la saison, une première pour lui à 23 ans. Il sera intéressant de voir comment il aborde cette Vuelta après un Tour de France exigeant. S’il parvient à retrouver son meilleur niveau, il pourrait bien surprendre et s’imposer comme l’un des leaders de cette édition, surtout sur les terrains montagneux où il excelle habituellement.
Arensman héritera du rôle de co-leader sur cette Vuelta. Le Néerlandais a réalisé un très bon Tour d’Italie en soutien de son leader, Geraint Thomas. Bien qu’il n’ait jamais vraiment eu l’occasion de jouer sa propre carte lors de ce Giro, il a tout de même décroché une honorable 6e place. Sa reprise sur le Tour de Burgos a été plus que timide après une très longue coupure (il n’a pas couru depuis le Giro), et il semble avoir souffert de la chaleur lors de l’étape reine, ce qui n’est pas forcément bon signe avant la Vuelta où les températures pourraient régulièrement dépasser les 30 °C. Son état de forme est donc assez incertain à l’approche de ce dernier Grand Tour de l’année.
En 2022 et 2023, il avait également doublé Giro et Vuelta, mais sans jouer le général sur les deux courses la même année. L’an dernier, il avait semblé en difficulté en début de Vuelta avant de devoir abandonner suite à une chute. Arensman pourrait viser un potentiel top 10, mais j’ai du mal à l’imaginer faire beaucoup mieux.

C’était annoncé depuis un certain temps, Skjelmose sera bien le leader de Lidl-Trek sur cette Vuelta. Le Danois réalise une excellente saison, ayant décroché le top 4 dans les trois courses par étapes du World Tour auxquelles il a participé cette année. Sur une semaine, il est souvent un sérieux prétendant au podium final, mais j’ai encore quelques réserves concernant sa performance sur les Grands Tours. Ce sera la première fois qu’il endosse ce rôle dès le départ, et cette Vuelta servira de test pour l’avenir.
À ses côtés, il pourra compter sur le talentueux mais souvent malchanceux Geoghegan Hart en tant que co-leader. Le Britannique devait jouer ce rôle sur le Tour, mais une chute avant le départ l’en a privé. C’est tout à l’honneur de l’équipe de ne pas bouleverser les plans initiaux en laissant le véritable leadership à Skjelmose tout en offrant à Tao une position de soutien stratégique. Sur le papier, l’équipe semble vraiment très solide pour accompagner ses leaders en montagne.

Antonio Tiberi sera le leader unique de l’équipe Bahrain pour la Vuelta 2024, une responsabilité importante pour le jeune Italien après sa 5e place et son maillot blanc de meilleur jeune au Giro. C’est la première fois qu’il enchaîne deux Grands Tours dans la même saison, ce qui soulève des questions sur sa capacité à avoir deux pics de performance prolongés.
Excellent rouleur, le manque de kilomètres contre-la-montre sur cette Vuelta ne jouera pas en sa faveur. Les étapes où l’explosivité sera primordiale pourraient aussi le désavantager par rapport à des coureurs avec plus de punch, et il y aura beaucoup d’ascensions de ce typer sur cette Vuelta. Cependant, la troisième semaine présente des profils plus favorables aux grimpeurs comme lui, ce qui pourrait jouer en sa faveur s’il parvient à rester au contact des meilleurs au classement jusqu’à ce moment-là.
Sa performance récente à la Vuelta a Burgos a été discrète, à l’exception d’un bon résultat sur le contre-la-montre. Malgré tout, Tiberi reste confiant après un stage en altitude, affirmant viser un top 3 sur cette Vuelta. Si sa forme continue de progresser, il a déjà montré cette année qu’il est capable de se battre pour ce type d’objectif. Décrocher un nouveau top 5 serait déjà un très gros accomplissement.
Mon top 10
| 🥇 Roglic |
| 🥈 Yates |
| 🥉 Carapaz |
| 4. C. Rodriguez |
| 5. Almeida |
| 6. Mas |
| 7. Skjelmose |
| 8. Kuss |
| 9. Del Toro |
| 10. Tiberi |
Le Maillot Vert
- Basse difficulté – Les points sont attribués aux 15 premiers comme suis sur les étapes 2 et 5
| 50 | 30 | 20 | 18 | 16 | 14 | 12 | 10 | 8 | 7 | 6 | 5 | 4 | 3 | 2 |
- Etapes accidentées – Les points sont attribués aux 15 premiers comme suis sur les étapes 3 – 6 – 7 – 8 – 11 – 12 – 17 – 18
| 30 | 25 | 22 | 19 | 17 | 15 | 13 | 11 | 9 | 7 | 6 | 5 | 4 | 3 | 2 |
- Haute difficulté (et c.l.m) – Les points sont attribués aux 15 premiers comme suis sur les étapes 1 – 4 – 9 – 10 – 13 – 14 – 15 – 16 – 19 – 20 – 21
| 20 | 17 | 15 | 13 | 11 | 10 | 9 | 8 | 7 | 6 | 5 | 4 | 3 | 2 | 1 |
- Chaque sprint intermédiaire attribuera des points aux 5 premiers coureurs.
| 20 | 17 | 15 | 13 | 10 |
Comme évoqué dans la présentation générale de l’épreuve, cette Vuelta ne favorisera absolument pas les sprinters !
Cette année, seules deux petites étapes vont rapporter 50 points au vainqueur (les étapes 2 et 5), une énorme différences avec le Giro ou le Tour par exemple. De plus, les sprints intermédiaires étant placés assez loin dans les étapes, ils ne constitueront pas une opportunité pour les sprinters de grappiller des points.
Le parcours est bien trop accidenté pour attirer les purs spécialistes du sprint, et il faudra être très polyvalent pour accumuler beaucoup de points au fil des étapes. Cette année, ce classement pourrait bien échapper à un sprinter pour revenir à un baroudeur voire à un des leaders au général selon la configuration de course.
Les Sprinters

Van Aert a réalisé un Tour bien en dessous de ses standards en ce qui concerne son soutien en montagne. Cependant, sur les sprints, il semblait plus dans le jeu, bien qu’il n’ait pas réussi à s’imposer. Pour la Vuelta, aucun top sprinter ne devrait être présent, ce qui pourrait entraîner une pression moindre dans le final des étapes, offrant ainsi au Belge l’occasion de décrocher au moins une victoire. On l’a vu sur le Tour, il ne frotte plus vraiment dans les sprints et se retrouve régulièrement enfermé, mais ce problème pourrait disparaître lors de la Vuelta face à une concurrence moins féroce. De plus, avec la forme qu’il a affichée lors de la course en ligne des JO, on peut imaginer qu’il sera un ton au-dessus pendant la Vuelta, ce qui pourrait lui permettre de marquer des points sur des étapes trop difficiles pour d’autres sprinters. Je le classe ici dans la catégorie « sprinters » mais il est évidemment bien plus que ça. S’il est cantonné au rôle d’équipier pour Cian et Kuss, il ne pourra certainement pas jouer le maillot vert.

Groves est probablement le meilleur des « vrais » sprinters alignés sur cette Vuelta. Lors du Giro, il est apparu assez évident qu’il a perdu un peu de sa pointe de vitesse, mais il a compensé par une meilleure capacité à passer les côtes. Cependant, le barème des points ne sera pas à son avantage cette année, et il lui sera difficile de remporter ce classement pour la deuxième année consécutive. De plus, je ne suis pas certain qu’il soit vraiment supérieur à Van Aert sur un sprint pur, ni qu’il « écrase » les trois ou quatre sprints que comptera cette Vuelta.
Les Baroudeurs

Si nous retrouvons un Narvaez dans la forme qu’il a montrée lors du Giro 2024, il pourrait non seulement se retrouver très souvent à l’avant, mais aussi marquer de précieux points dans ce classement annexe. Bien que ce ne soit pas un objectif initial, il pourrait bien le devenir au fil des étapes. Rapide et capable d’encaisser beaucoup de dénivelé, s’il maintient cette forme, il pourrait se retrouver très bien classé.

Je triche un peu en classant Strong parmi les baroudeurs plutôt que les sprinters, mais il me semble beaucoup trop polyvalent pour être limité à cette première catégorie. Le faible nombre de sprinters présents devrait lui permettre de décrocher des places sur les deux étapes offrant 50 points, et il devrait également avoir la liberté de tenter sa chance en échappée sur des étapes accidentées.
Les Leaders

Si les leaders décident de se disputer un grand nombre d’étapes, contrairement à ce que j’imagine, l’un d’entre eux pourrait bien repartir avec le maillot vert. Avec les nombreuses courses de côtes au programme, Roglic, par exemple, pourrait accumuler un grand nombre de points et se retrouver en bonne position dans ce classement.
Mon Top 3
| 🥇 Van Aert |
| 🥈 Narvaez |
| 🥉 Roglic |
Le Maillot Blanc à Pois Bleu
- Cuitu Negru – Cima Alberto Fernandez, points attribués aux 6 premiers coureurs (étape 15)
| 20 | 15 | 10 | 6 | 4 | 2 |
- Hors Catégorie – Les points sont attribués aux 6 premiers coureurs au sommet des cols Hors-catégorie
| 15 | 10 | 6 | 4 | 2 | 1 |
- 1ère Catégorie – Les points sont attribués aux 5 premiers coureurs au sommet des cols de 1ère catégorie
| 10 | 6 | 4 | 2 | 1 |
- 2ème Catégorie – Les points sont attribués aux 3 premiers coureurs au sommet des cols de 2ème catégorie
| 5 | 3 | 1 |
- 3ème Catégorie – Les points sont attribués aux 3 premiers coureurs au sommet des cols de 3ème catégorie
| 3 | 2 | 1 |
- 4ème Catégorie – Les points sont attribués aux 2 premiers coureurs au sommet des cols de 4ème catégorie
| 2 | 1 |
Pas de points doublés lors des arrivées au sommet, comme l’année passée, mais 20pts accordés au sommet du Cuitu Negru, toit de la Vuelta 2024.
Dans l’histoire récente de la course, le maillot de meilleur grimpeur n’est pas remporté par un homme jouant le top 10 du général. L’année passée, seulement 7 étapes sont revenues aux échappés, et cela n’a pas empêché un baroudeur de repartir avec le maillot de meilleur grimpeur. Premier des leaders au CG au classement de la montagne, Vingegaard avait fini avec 51pts, contre 135pts pour Evenepoel. Une différence énorme pour ce classement.
Comme souvent, les chances d’un baroudeur de repartir avec ce maillot dépendront en grande partie de la volonté des leaders de contrôler la course ou non. Heureusement pour eux, la Vuelta n’est pas le Tour, et l’absence des géants Vingegaard et Pogacar devrait leur offrir davantage d’opportunités de remporter des victoires. Le faible nombre d’étapes destinées aux sprinters augmentera également les chances pour les baroudeurs de s’imposer. De plus, en examinant le placement des difficultés offrant des points conséquents sur le parcours, on constate que les échappés pourraient accumuler un bon nombre de points, même sur les étapes que les leaders décideraient de jouer.
Les Baroudeurs

Avec Skjelmose et Geoghegan Hart en tant que leaders pour le général, Ciccone pourra reprendre le rôle qui lui convient le mieux : celui de chasseur d’étapes. Bien qu’il doive parfois soutenir ses leaders, il aura également la liberté de jouer sa propre carte et d’aller chercher une victoire d’étape. Un élément à prendre en compte est qu’en remportant le maillot de meilleur grimpeur sur la Vuelta, il compléterait la collection des trois maillots de meilleur grimpeur sur les trois Grands Tours. Cette idée a très probablement traversé son esprit. Son profil de grimpeur-puncheur s’accorde parfaitement avec le parcours proposé par cette Vuelta.

Movistar aligne tous ses meilleurs coureurs sur cette Vuelta dans l’espoir d’obtenir un résultat significatif. Si l’objectif principal est évidemment une belle place au général pour Mas, les victoires d’étapes seront également une priorité. Rubio, qui a largement le niveau pour viser un top 10 sur un Grand Tour, surtout en l’absence de contre-la-montre, semble néanmoins être légèrement en retrait dans la hiérarchie de l’équipe pour cette course. Il devrait donc soutenir Mas dans les moments clés. Cependant, il pourrait aussi avoir la liberté de jouer sa propre carte en montagne, ce qui pourrait lui permettre de briller individuellement.
Les Leaders

Van Eetvelt a annoncé vouloir jouer le général sur cette Vuelta, ce qui est un objectif ambitieux pour un jeune coureur. Il n’est jamais facile de performer directement sur trois semaines face aux meilleurs, et il pourrait être contraint de revoir ses objectifs en cours de route. S’il venait à perdre du temps au classement général, il pourrait tenter de se repositionner en prenant des échappées en montagne et ainsi marquer des points sur le classement annexe.

Même ambition pour Riccitello que pour Van Eetvelt, mon raisonnement est donc identique pour l’américain.

Dans la même logique que ce que je disais pour le classement par point concernant Roglic.

Les étapes où les leaders se joueront la victoire seront très probablement celles où les ascensions finales rapportent le plus de points. Un excellent grimpeur comme Yates pourrait se retrouver à scorer ici, à l’image de Vingegaard sur la Vuelta 2023 ou Mas en 2022.
Mon Top 3
| 🥇 Ciccone |
| 🥈 Rubio |
| 🥉 Yates |