Strade Bianche 2024 Preview

STRADE BIANCHE

215 km

Présentation de la Course

L’une des courses les plus attendues de la saison, sans aucun doute ! Ce samedi 2 mars marquera la 18ème édition des prestigieuses Strade Bianche, une escapade à travers les magnifiques paysages de la Toscane, empruntant les désormais célèbres « Chemins blancs ».

La première édition a eu lieu en 2007, sous le nom de « Monte Paschi Eroica », du nom de la plus ancienne banque du monde, basée à Sienne. Depuis cette année-là, Sienne n’est plus simplement la ville du Palio, cette fameuse course de chevaux entre les différentes contrade de la ville ; elle est également devenue un point central de la saison cycliste internationale. La renommée des Strade Bianche ne s’est pas construite en un jour, mais son ascension fulgurante dans le cœur des passionnés, des coureurs et au plus haut niveau des courses UCI est remarquable. Bien que le débat sur l’appellation « Monument » pour qualifier cette course persiste, l’affection que lui portent les fans et les coureurs eux-mêmes ne fait aucun doute.

Cette course est devenue une institution dans le monde du cyclisme professionnel, où l’élite du peloton se retrouve chaque année pour tenter d’y décrocher la gloire. Il suffit de jeter un coup d’œil à la courte, mais ô combien impressionnante, liste des vainqueurs pour comprendre que cette course n’est pas comme les autres.

Pour cette édition, les organisateurs ont décidé d’innover. La course franchira la barre des 200 kilomètres pour la première fois et comptera 15 secteurs sterrati, contre 11 auparavant. Cet ajout, intégré dans la phase finale de la course, porte donc le total des chemins blancs à plus de 71 kilomètres, soit un tiers du parcours de cette édition 2024.


Les Dernières éditions

Strade Bianche 2021 – M. Van der Poel

La Jumbo avait vissé dès l’entrée dans le secteur de Monte Sante Marie, réduisant le peloton à un petit groupe d’hommes forts. L’attaque décisive sera placée par Van der Poel dans les pourcentages les plus forts du secteur de Le Tolfe, seuls Alaphilippe et Bernal, à contre-temps, pourront suivre. Ils ne seront pas revus, et Van der Poel placera une attaque monumentale dans la côte de Santa Caterina qui laisser Alaphilippe et Bernal sur place.

Strade Bianche 2022 – T. Pogacar

Une édition marquée par un fort vent et des chutes, dont celle du futur vainqueur, Tadej Pogacar. Le slovène construira sa victoire dans le secteur de Monte Sante Marie à 50 km de l’arrivée. Il place une accélération que personne n’est en mesure de suivre et part pour un long raide solitaire, mais victorieux.

Strade Bianche 2023 – T. Pidcock

Dans le secteur du Monte Sante Marie, Pidcock suit l’attaque de Bettiol avant de s’isoler dans une portion descendante. Le britannique comble rapidement l’écart avec le duo de tête. Il partira seul dans le 9e secteur, à moins de 25 km de l’arrivée. Pidcock parviendra à s’imposer en n’ayant eu qu’une trentaine de secondes d’avance sur la majeure partie des 40 derniers kilomètres, et même moins de 10″ à 9 km de l’arrivée !


Le Parcours

Un tracé exigeant ponctué par de nombreuses côtes courtes, parfois même directement au sein de ces fameux sterrati, pour un dénivelé positif total qui avoisinera cette année les 3 700m.

Les Strade Bianche

Secteur 1 – Vidritta (km 14)

Note : 1 sur 5.
Secteur Vidritta - Strade Bianche 2023 - Preview
2 100 m – secteur en léger faux-plat descendant
Secteur 2 – Bagnaia (km 21.3)

Note : 3 sur 5.
5 800 m – Deuxième partie montante, avec des pourcentages jusqu’à 15%
Secteur 3 – Radi (km 33.4)

Note : 2 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
4 400 m – Secteur vallonné avec des portions à plus de 10% de moyenne sur le dernier kilomètre
Secteur 4 – La Piana (km 44.1)

Note : 2 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
5 500 m
Secteur 5 – Lucignano d’Asso (km 76.8)

Note : 3 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
11 900 m – Plus long secteur du parcours
Secteur 6 – Pieve a Salti (km 89.7)

Note : 4 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
8 000 m Secteur qui suit quasi immédiatement le précédent
Secteur 7 – San Martino in Grania (km 112.7)

Note : 5 sur 5.
9 500 m – Secteur vallonné dont le dernier kilomètre affiche plus de 7% de moyenne
Secteur 8 – Monte Sante Marie (km 131)

Note : 5 sur 5.
11 500 mSecteur clé de la course, quasiment pas un mètre de plat
Secteur 9 – Monteaperti (km 161.3)

Note : 2 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
800 m – Secteur le plus court, mais les 550 premiers mètres affichent du 9.3% de moyenne
Secteur 10 – Colle Pinzuto (km 165.7)

Note : 4 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
2 400 m – Avant dernier secteur de la course avec des portions à près de 15%
Secteur 11 – Le Tolfe (km 171.9)

Note : 4 sur 5.
Secteru Le Tolfe - Strade Bianche 2023 - Preview
1 100 m – Dernier secteur, cuve d’1km avec des pourcentages avoisinant les 15% au sommet

Les Nouveautés

Jusqu’à l’année dernière, le secteur de Tolfe marquait la fin des tronçons de chemins blancs. Les coureurs prenaient ensuite la direction de Sienne pour rejoindre l’arrivée. Cependant, cette année, le programme a changé.

Les organisateurs ont introduit un circuit de 31 kilomètres dans la phase finale de la course, comprenant également 4 secteurs de chemins blancs supplémentaires.

Secteur 12 – Strada del Castagno (km 175.4)

Note : 3 sur 5.
1 300 m – La dernière portion est asphaltée mais de mauvaise qualité, les premiers hectomètres seront très étroits

Deux kilomètres après la sortie du 12e secteur, les coureurs devront affronter une côte. S’étendant sur 2 kilomètres avec une pente moyenne de 5,3 %, cette ascension est divisée en deux parties, séparées par un replat au milieu. Le début de la seconde portion présente une section assez raide de 300 mètres avec une pente moyenne de 10 %. Le sommet de cette côte sera situé à 34,7 kilomètres de l’arrivée.

Secteur 13 – Montechiaro (km 189.2)

Note : 2 sur 5.
3 300 m – Secteur en faux-plat descendant, alternant portions sterrati et asphaltées

Une fois ce secteur achevé, à 23 kilomètres de l’arrivée, les coureurs retrouveront la route principale en direction du Pinzuto. À partir de ce moment, les 20 derniers kilomètres seront identiques à ceux des précédentes éditions.

Secteur 14 – Colle Pinzuto (km 195.9)

Note : 4 sur 5.
Strade Bianche 2023 Preview
2 400 m – Avant dernier secteur de la course avec des portions à près de 15%
Secteur 15 – Le Tolfe (km 202.2)

Note : 4 sur 5.
Secteru Le Tolfe - Strade Bianche 2023 - Preview
1 100 m – Dernier secteur, cuve d’1km avec des pourcentages avoisinant les 15% au sommet

Les Derniers Kilomètres

Dernier kilomètres - Strade Bianche 2023 - Preview
Parcours des derniers kilomètres
Profil derniers kilomètres - Strade Bianche 2023 - Preview
Profil des derniers kilomètres

Après le onzième et dernier secteur, il restera 11,7 kilomètres à parcourir pour atteindre Sienne. Comme on peut le voir, à 1 800 mètres de la ligne, la route va commencer à s’élever légèrement avec l’entrée dans la ville.

Après avoir franchi la Porta di Fontebranda et être entrés dans le dernier kilomètre, la route s’élèvera davantage et sera pavée. Les coureurs prendront ensuite à gauche la via Santa Caterina.

Direction Via Santa Caterina

Cette fameuse rue étroite, qui est une véritable muraille, contribue à la renommée du final à Sienne. Une côte de 250 mètres avec une pente moyenne de plus de 12 %, atteignant un pic de 16 % au sommet de la Santa Caterina. À la crête, les coureurs effectueront un virage serré sur la droite.

Aux 300 mètres, la route commencera à descendre. Le dernier virage serré à droite surviendra à 120 mètres de la ligne, conduisant à une descente avec une pente moyenne de 7 % jusqu’à la Piazza del Campo et l’arrivée.

120 derniers mètres des Strade Bianche, descente à 7% de moyenne

Météo

De la pluie est prévue dans la soirée de vendredi, ainsi que dans la nuit de vendredi à samedi. Cependant, il ne devrait pas pleuvoir pendant la journée de samedi. L’état des routes blanches dépendra des quantités d’eau tombées dans la nuit, mais la pluie devrait être assez faible. Les températures seront d’environ 15°C.

Un vent d’ouest/sud-ouest, atteignant moins de 15 km/h, est prévu pendant la course.


Le Scenario

L’ajout de 30 kilomètres supplémentaires et de 4 nouveaux secteurs de chemins blancs pourrait avoir un impact significatif sur la dynamique de la course. Avec un dénivelé positif qui se rapproche désormais des 4 000 mètres, les grimpeurs et les baroudeurs grimpeurs pourraient bénéficier d’un avantage.

En ce qui concerne le moment où la course se décantera, le Monte Sante Marie, traditionnellement le secteur le plus propice aux sélections, était situé à moins de 55 kilomètres de l’arrivée dans les éditions précédentes. Cette fois-ci, il sera placé à un peu plus de 80 kilomètres. Il reste le secteur le plus favorable pour lancer vraiment les hostilités, son éloignement de l’arrivée suggère donc que la course pourrait se décanter encore plus tôt, à environ 80 kilomètres de la ligne d’arrivée. Je n’imagine en revanche personne tenter de se lancer en solo à cet endroit, bien sûr.

Les nouveaux secteurs dans le final ne seront peut-être pas les plus difficiles, mais le double passage du Pinzuto et du Tolfe, bien que relativement courts, pourrait mettre à mal certains coureurs. Il sera également intéressant de voir si la côte non répertoriée placée à 35 kilomètres de l’arrivée sera utilisée comme rampe de lancement par certains. Un premier groupe devrait se former à dans le Sante Marie, puis au fur et à mesure des attaques se réduire certainement à un homme seul en tête. Dans l’ensemble, cette course déjà très difficile a été rendue encore plus sélective avec ces modifications.


Les Prétendants

Pogacar débutera sa saison sur les Strade Bianche, et bien que la question de sa forme puisse se poser, le Slovène est un coureur exceptionnel. Chaque fois qu’il prend le départ d’une course, c’est avec l’intention de la remporter. La dernière fois que Pogacar ne s’est pas imposé lors de sa course ou de son tour de reprise remonte à 2019. L’année dernière, il a remporté en solitaire la Jaén Paraiso, « l’équivalent » espagnol des Strade Bianche. Les ajouts de la boucle de 30 kilomètres et de l’augmentation du dénivelé positif sont de très bonnes nouvelles pour lui. Bien que l’équipe UAE puisse parfois connaître des difficultés en terme de stratégie, lorsque Pogacar est sur une course, l’équipe travaille pour son leader. Vainqueur en solitaire de l’édition 2022, il arrive évidemment avec le statut d’immense favori ce samedi.

Wellens réalise un excellent début de saison, ce qui n’est pas surprenant pour le coureur belge surnommé « Monsieur Février ». Même si j’ai du mal à imaginer qu’UAE ne court pas principalement pour Pogacar, Wellens semble être une seconde option crédible. Il pourrait profiter du marquage de son leader pour tenter de partir en solo et résister. Depuis sa 3e place en 2017, Tim a toujours terminé entre la 8e et la 13e place de la course, démontrant une grande régularité.

Del Toro a finalement été annoncé sur la course. Révélation du début de saison, le jeune cycliste mexicain va découvrir pour la première fois les chemins blancs de Toscane. Avant de passer à la route, Del Toro a acquis de l’expérience en VTT et en cyclo-cross, ce qui constitue un avantage évident sur un parcours comme celui des Strade Bianche. Alors que certains pourraient souffrir de l’augmentation du dénivelé positif, cela pourrait être une opportunité pour lui. En effet, ce parcours plus exigeant pourrait favoriser les grimpeurs en général.

Trek aligne trois leaders sur la course. Skujins a été très en vue sur l’Omloop, bien que le résultat final ne lui ait pas rendu hommage. Dans les Monts, il était l’un des plus forts à l’avant. Avec un seul top 10 en six participations aux Strade Bianche, ce parcours rendu plus difficile ne semble pas jouer en sa faveur. Bien qu’il tienne une excellente forme, il est difficile de le voir faire mieux qu’en 2019.

Bagioli semble assez confiant avant le départ de la course. Fraîchement arrivé chez Trek, il a connu un début de saison timide au Portugal, mais qui a servi à mettre la machine en route. L’allongement du parcours et l’augmentation du dénivelé positif ne seront pas pour déplaire à celui qui a pris la 2e place du Lombardia 2023. Les ascensions brèves et sèches conviendront au type de coureur qu’il est. L’année dernière, il était dans le coup initié par Bettiol et suivi par Pidcock dans le Monte Sante Marie, avant d’être décroché dans la descente.

Les Strade Bianche sont la course préférée de Quinn Simmons, comme il l’a de nouveau répété : c’est la course à laquelle il pense le plus dans l’année. Il a beaucoup travaillé en amont pour arriver prêt en Toscane. Bien que les résultats en course ne traduisent pas forcément cela, l’Américain semble malgré tout très confiant. 7e en 2022 et 12e en 2023, il lui en a manqué un peu à chaque fois. Néanmoins, ces différentes expériences lui ont été bénéfiques et, comme il le dit, il a pu apprendre de ses erreurs. Quinn est un coureur sur lequel il faut compter dans cette course.

Pidcock, vainqueur de l’édition 2023, sera là pour défendre sa couronne. Il réalise un début de saison assez proche de celui de l’année dernière, bien qu’il n’ait pas remporté d’étape sur le Tour d’Algarve en 2024. Auteur d’un beau solo en 2023, sa victoire s’explique aussi par le peu d’entente qui régnait dans le groupe de chasse, revenu à seulement 7″ à 10 km de l’arrivée. Le voir doubler la mise semble assez peu probable, mais il paraît tout à fait capable de signer un 3e top 5 en 3 participations.

Le deuxième homme que je surveillerai côté INEOS sera Magnus Sheffield. Une anonyme 56e place l’année dernière à cause d’une chute à moins de 40 km de l’arrivée, celle dans laquelle Bettiol était aussi impliqué. Sheffield faisait partie du groupe en chasse derrière Pidcock à ce moment-là. De ce que nous connaissons de lui, il a les qualités requises pour réaliser une bonne prestation. Son passé de coureur de cyclo-cross chez les juniors est un atout sur ce type de course atypique. Il trouvera probablement de meilleurs puncheurs que lui dans les courtes ascensions et la Via Santa Caterina, donc la victoire me semble trop compliquée. Un top 10 ne me surprendrait pas du tout en revanche.

Jumbo aligne une fois de plus une belle équipe sur cette course avec Valter, Kuss, et Tulett en tête de proue. Le Hongrois vient pour tenter de faire encore mieux que sa 4e place en 2022 et la 5e l’année dernière. En 2023, Benoot et lui avaient couru de manière plus qu’étrange, se tirant une balle dans le pied alors qu’en travaillant de concert, ils auraient pu revenir sur Pidcock. La course convient parfaitement à Attila, et la forme semble déjà bonne de ce qu’on a pu voir sur le Tour des UAE. Une augmentation du dénivelé positif est aussi une bonne chose pour lui.

Les résultats de Kuss ne parlent pas vraiment en sa faveur sur cette course. Mais depuis sa victoire sur la Vuelta, l’Américain a pris une autre ampleur et certainement conscience de ses qualités qui vont au-delà du simple grimpeur. On l’a vu avec sa 6e place sur la Jaen Paraiso (certes bien moins difficile), il peut tenir le choc sur ce type de route. De là à en faire un favori, il y a un pas que je ne vais pas franchir, mais il sera très utile dans la stratégie d’équipe.

30e l’année dernière, Tulett était dans le premier peloton après la cassure au sortir du Sante Maria. L’année passée, il prend aussi la 6e place de la Jaen Paraiso, dans le groupe qui jouait le podium de la course. Je n’ai pas forcément d’attentes particulières le concernant, mais je suis persuadé que sa 30e place de 2023 peut se transformer en un bien meilleur résultat cette année.

Mohoric a été très performant pour sa reprise en Espagne, remportant une étape du Tour de la Communauté de Valence en creusant dans une descente, sa marque de fabrique. Bien moins en vue lors du week-end d’ouverture des classiques belges. L’actuel champion du monde de gravel va prendre part à ses 7e Strade Bianche avec comme meilleur résultat une 6e place l’année dernière. Compte tenu de ses qualités, il est assez incroyable de se dire qu’il n’a signé qu’un seul top 10 sur ces routes blanches en 6 participations. Il doit être cité parmi les outsiders pour une place sur le podium en raison de ses qualités intrinsèques, mais il ne m’a pas forcément tant impressionné au global depuis sa reprise.

Zana sera le leader de la Jayco cette année, et pourra compter sur l’expérience de De Marchi pour l’accompagner. L’ancien champion d’Italie qualifie lui aussi cette course comme étant sa préférée et a à cœur d’y briller. Le parcours lui convient très bien et, en excellent grimpeur qu’il est, l’augmentation du dénivelé positif sera en sa faveur. Après un début de saison timide en Espagne, l’italien est parti en stage à Tenerife et les premiers résultats se sont vus sur le Laigueglia. Dans le premier groupe après le 2e Tour, il reste dans le groupe Ayuso car De Pretto est parti devant. Avec 2 top 20 sur les 2 dernières éditions, Zana a depuis continuer à grandir comme coureur. Je le pense totalement capable d’intégrer le top 10, voire un peu mieux sur cette édition.

Madouas, deuxième l’année dernière, n’a pas vraiment rassuré après sa chute survenue lors du Tour d’Algarve. Lui se veut plutôt rassurant sur son état de forme. S’il est au même niveau que l’année dernière, il sera évidemment un prétendant sérieux au podium. La FDJ pourra aussi compter sur Grégoire et Martinez, invité de dernière minute après sa très belle démonstration sur le Laigueglia. Grégoire avait pris la 8e place l’année dernière, il lui en avait manqué pour rester avec le groupe de chasse jusqu’au bout. Avec l’ajout de kilomètres et de dénivelé positif, je crains pour lui que cela ne soit encore le cas. Martinez sera très intéressant à suivre et pourrait se révéler être bien plus que le pur grimpeur qu’il semblait être. Pas forcément d’attente particulière sur sa course pour ma part.

Un oeil aussi sur la performance de Tronchon. Le cycliste français qualifie les Strade Bianche de « course de ses rêves » et prend le départ pour la première fois avec la ferme intention de jouer un rôle clé. À l’instar de son équipe, Tronchon connaît un excellent début de saison, comme en témoigne cette impressionnante deuxième place sur la Jaén Paraiso. La course espagnole est cependant bien moins exigeante que les Strade Bianche, une telle performance ne me semble pas possible à reproduire.


Mes Choix

Pour couper court à tout suspens, Pogacar devrait en toute logique s’imposer cette année. Certes, le cyclisme n’est pas une science exacte, et tout peut arriver. Cependant, en se basant uniquement sur les éléments dont nous disposons, personne ici ne semble en mesure de rivaliser avec le Slovène. En revanche, le podium semble plus ouvert. Je ne peux pas prédire qui occupera les deuxième et troisième places, mais j’imagine un petit groupe solide derrière Pogacar, vainqueur en solitaire. Parmi eux, je m’attends à des performances solides de la part de Simmons, Sheffield et Zana.


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