Amstel Gold Race 2021 (216km)

Après l’annulation de l’édition 2020, l’Amstel Gold Race est de retour cette année ! Un parcours de 216 kilomètres assez… particulier !

LE CIRCUIT

C’est en effet un parcours totalement différent de celui que nous connaissons qui sera proposé ! Sous forme de « très gros critérium » (nouvelle appellation que je viens de déposer auprès de l’UCI), les coureurs devront répéter 12 tours d’un circuit de 17 kilomètres articulé autour du Geulhemerberg, du Bemelerberg et du Cauberg, avant d’effectuer un 13ème et dernier tour sur le circuit final, identique à celui de 2019.

Profil des 12 premiers tours

La course débute donc avec l’ascension du Geulhemmerberg. Légèrement moins d’un kilomètre de montée à près de 6% de moyenne. Des pourcentages jusqu’à 8/9% au pied, la pente se radoucie légèrement en arrivant en haut de la bosse. Une attaque dans cette côte doit être amorcée dès le pied. C’est ensuite un kilomètre de plat avant d’entamer un kilomètre de descente, consécutif à la montée du Geulhemmerberg.

A la fin de la première descente, la route redeviendra plate sur 2 500 mètres (mis à part une petite bosse de 250m). Au bout de ces 2.5 kilomètres, le Bemelerberg attendra le peloton.

Ici, nous voyons les 700 premiers mètres du Bemelerberg, qui sont aussi les plus difficiles. La montée fait au total près de 2 kilomètres, mais les pentes du dernier kilomètre sont assez douces. Les 200 premiers mètres sont assez violents avec de courtes portions atteignant 13%, avant un premier replat d’une centaine de mètre. La route s’élèvera de nouveau sur 500m avant de s’adoucir.

Après 2 nouveaux kilomètres de plat, les coureurs entameront la descente du Bemelerberg, longue de 1 500 mètres. La descente les mènera directement à la dernière difficulté du premier circuit : le Cauberg.

La côte iconique de l’Amstel. 1 kilomètre à 6% de moyenne, mais tout se passe dans les 500 premiers mètres à plus de 8%. Des rampes qui ne passeront pas sous les 10% dans les 250m centraux de la côte. A la différence des 2 premières côtes, le Cauberg ne sera emprunté que 12 fois, car il ne figure (malheureusement !) pas sur le parcours du treizième et dernier tour. Mais il y a fort à parier que la course aura commencé à se décanter avant le dernier tour, et le Cauberg n’y sera probablement pas pour rien !

Après le Cauberg, les coureurs prendront à droite une longue ligne droite de 1 700 mètres sur laquelle figurera l’arrivée au bout du 13ème tour. En attendant, le peloton devra continuer pour aller récupérer le Geulhemmerberg afin de répéter 12 fois le parcours décrit ci-dessus.

Profil du dernier Tour

On peut regretter ici que les organisateurs aient voulu faire ressembler le dernier tour à celui des éditions précédentes, enlevant le Cauberg de la boucle finale. Deux légères modifications de parcours donc par rapport aux 12 premiers tours.

Dans le dernier tour, après le Geulhemmerberg les coureurs prendront à droite et enchaineront avec 4.7 kilomètres de faux plat descendant et de plat avant d’arriver au Bemelerberg qui sera la dernière vraie difficulté de la journée. Au sommet, il prendront à gauche pour 1 800 mètres de faux plat descendant avant d’enchaîner avec 2 kilomètres de faux plat montant. Puis, à la suite d’une courte descente, le peloton prendra à gauche pour rejoindre la (longue) ligne droite finale.

METEO

Des températures aux alentours de 12°, pas de pluie de prévue sur le parcours. Un vent de Nord/Nord Est soufflant entre 9 et 12km/h. Cela signifie que la première partie du circuit se fera vent de dos jusqu’au début du Bemelerberg ou les premières pentes (les plus difficiles) seront vent de face. Vent de côté sur la fin du Bemelerberg, puis de face après le virage à gauche avant d’aller récupérer le Cauberg, qui se montera vent de dos. La ligne droite finale se fera vent de côté. Concernant le circuit final, les 5 derniers kilomètres après la dernière ascension du Bemelerberg seront défavorables. Le vent aura t-il un impact ? Il ne soufflera pas fort pour être sélectif comme on a pu le voir sur certaines flandriennes. En revanche, il pourrait avoir un impact sur les velléités de certains à partir seuls à l’abordage dans les rampes difficiles du Bemelerberg notamment. De plus, bien que favorable dans le Cauberg, les 3 500 mètres après la côte le sont beaucoup moins et peuvent faciliter le retour d’un groupe qui s’entend.

LES PRETENDANTS

De par le profil atypique de cette édition de l’Amstel et ses 50 kilomètres en moins, difficile de tirer des conclusions des éditions passées. Il faut tout de même noter que lors des ces 13 tours, les coureurs auront en tout 38 côtes à franchir ce qui n’est pas rien. Plus les tours passeront et plus la bataille pour être positionné au pied de chacune des 3 côtes fera rage. L’enchaînement quasiment sans répit rendra la course très nerveuse. La course promet d’être ouverte car exceptionnellement moins sélective que par le passé, et de nombreux prétendants à la victoire sont ici possible à identifier.

L’équipe qui semble la mieux équipée est probablement la Jumbo Visma. A domicile, les jaunes et noirs pourront compter sur Roglic, Vingegaard et Van Aert. Quelle tactique adopteront ils ? Au sprint, Van Aert sera à n’en pas douter un des plus rapide, même s’il est vrai qu’on a pu se rendre compte qu’il n’était pas imbattable. Enorme différence avec la Fleche Brabançonne, ici il ne devrait pas avoir à faire le travail de chasse et pourrait se retrouver plus dans une configuration Gent-Wevelgem avec des équipiers chassant/roulant pour lui. Le belge n’aura « plus qu’à » se mettre dans les roues en attendant un probable sprint en petit comité. Et s’il flanche ? Roglic et Vingegaard sortent tout d’eux d’un très grand Tour du Pays Basque et sont tout à fait capable et peuvent permettre à la Jumbo de jouer la carte du surnombre, le numéro favori de la Deceuninck. En late attack ou en sprint réduit, la Jumbo semble avoir beaucoup de cartes en main pour jouer la gagne demain.

Venons en à la Deceuninck justement. L’équipe a été amoindrie par les retrait de Bagioli et Honoré cette semaine. Alaphilippe sera la carte maîtresse, mais il a semblé un ton en dessous de ses capacités cette année. Son objectif affiché de sa première partie de saison sont les ardennaises, son pic de forme ne doit pas être loin. Cependant, sur le triptyque ardennais, l’Amstel est probablement la course qui lui convient le moins, surtout avec un parcours où le Cauberg n’est pas présent dans le dernier tour. De plus, il sera forcément marqué, et cette année jusqu’ici, il n’a pas réussi à se défaire du marquage qui lui était appliqué. Quid de Vansevenant ? La victoire sera très difficile mais il pourrait avoir une carte blanche pour être l’électron libre de l’équipe.

INEOS fait aussi le déplacement avec une belle équipe ! Pidcock en forme et plein de confiance après son sprint victorieux face à Van Aert sur la Flèche Brabançonne, Van Baarle récent vainqueur du DDV et Kwiatkowski, vainqueur de l’Amstel en 2015 et second en 2017. Tout comme pour la Jumbo, ces 3 hommes peuvent permettre au team INEOS de jouer la carte du surnombre, chacun des trois étant très bon rouleur pour lancer des attaques, et Pidcock et Kwiatkowski pouvant avoir leur mot à dire en sprint réduit.

Astana avait réussi le coup du surnombre avec Valgren en 2018, pourront-ils le répéter ? Cette année, leurs meilleures cartes semblent être Fuglsang et Aranburu. On a vu Aranburu prendre une victoire sur le Tour du Pays Basque en attaquant dans une descente dans les derniers kilomètres de l’étape. Il est aussi rapide en cas de sprint, il possède plusieurs cordes à son arc. Mais l’adversité ici risque d’être trop grande en cas de sprint. Pour Fuglsang, il devra tenter de sortir mais nul doute qu’il sera un homme surveillé.

Chez UAE, les yeux seront tournés en grande partie sur Hirschi. Mais c’est personnellement Trentin que je vais observer. Hirschi aura l’occasion de briller sur La Flèche et LBL la semaine prochaine. Tout comme pour Alaph’, l’Amstel est peut-être celle qui lui convient le moins. En revanche, c’est tout l’inverse pour Trentin. Encore en vue sur la Fléche Brabançonne, Matteo s’est sacrifié sur le dernier kilomètre pour assurer un podium. il a beaucoup tourner autour depuis son début de saison, demain je ne serai pas étonné de le voir de nouveau jouer les premiers rôles.

Enfin, dans le même registre que Trentin, il convient de citer Matthews. L’australien a chuté ce mercredi mais prendra tout de même le départ. Si la chute est au final sans conséquence et qu’il est à bloc, je pense que lui aussi sera dans le groupe qui se jouera la victoire.

MES CHOIX

Demain, je pense qu’il y a de grandes chances que nous assistions à un finish en sprint réduit d’une douzaine de coureurs. A ce jeu là, et malgré sa récente déconvenue, je me dois de mettre Van Aert en favori. L’équipe autour de lui va lui permettre d’économiser ses coups de pédale pour se réserver pour le final. Et s’il est dans le groupe qui se joue la gagne, il sera dur à battre sur un sprint plat. Trentin m’a beaucoup plu sur sa campagne flandrienne et a semblé être encore dans le coup mercredi. Rapide au sprint, je ne serai pas surpris de le voir performer si lui aussi est dans le groupe pour la gagne. Il a les capacités pour enchaîner les côtes. A cause de sa chute mercredi, j’ai quelques doutes sur Matthews, mais je le met tout de même dans mon Top 3.

  • Van Aert @ 5.30 (0.4%)
  • Trentin @ 19 (0.1%)
    • T3 @ 8 (0.25%)
  • Matthews @ 5.8 (0.25%)

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