Vuelta al Pais Vasco – Etape 5 : Hondarribia – Ondarroa (160.2km)

Un petit tour le long de la côte méditerranéenne. Cinquième et avant dernière étape du Tour du Pays Basque, probablement la moins compliquée. 160 kilomètres et trois côtes de 3ème catégorie sur le chemin. Tout de même 2 250m de dénivelé positif, la route ne sera pas toute plate, même en dehors des trois montées répertoriées, mais la route n’est jamais vraiment plate au Pays Basque !

LE PARCOURS

Principal point notable sur les 70 premiers kilomètres, la présence d’une longue côte (un peu moins de 10 kilomètres) non répertoriée. La route restera assez vallonnée jusqu’au kilomètre 89 et la première difficulté répertoriée du jour.

1.7 kilomètre à 7.7% de moyenne et des rampes à 15 et 17% par endroit. Placée plus proche de l’arrivée, cette côte aurait été parfaite pour qu’un puncheur y place une attaque destructrice. Malheureusement, avec un sommet à près de 70km de l’arrivée, pas certains qu’il y ai une influence conséquente.

Après la descente de la Mendexa, la route s’élèvera progressivement jusqu’au pied de la seconde difficulté répertoriée de la journée, la Gontzagaraigana.

Comme on l’a dit, la route aura commencé à s’élever quelques kilomètres auparavant, mais la montée en elle-même sera longue de 2.6 kilomètres pour 6.5% de moyenne. Une courte portion à 10%, mais dans sa majorité la côte sera régulière entre 5% et 7%. Le sommet sera situé à 45 kilomètres de l’arrivée.

Après la descente et quelques courts kilomètres de plat, le peloton abordera la troisième et dernière difficulté répertoriée de la journée.

Début de l’ascension aux alentours du kilomètre 126. Une montée relativement régulière aux pourcentages plus doux en comparaison de ce que les coureurs endurent depuis quelques jours. Moins de 5% de moyenne et deux petites portions à 8%. Le sommet de la côte est situé à 29 kilomètres de l’arrivée.

S’en suivra une descente de 7 kilomètres puis une portion plane de 10 kilomètres. Le profil des 8 derniers kilomètres est aussi assez intéressant, il est en effet composé de trois petites bosses pour pimenter le final.

La première commence à 8 kilomètres de l’arrivée. Longue de 1.6 kilomètres, elle affiche un pourcentage moyen de 3%. Un replat après 800m de cette côte avant de reprendre une portion de 300m à 6%.

A 5 kilomètres de l’arrivée, la deuxième bosse sera longue de 300m avec des portions à 9 et 10% au pied. Enfin, le dernier kick fera 700m à près de 5% et le top se situera à 1 700m de la ligne.

Après la descente de la dernière bosse, il ne restera plus que 800m à parcourir. Aux 800m il y aura un premier rond-point (à prendre à gauche).

Un second rond-point placé aux 500m sera lui aussi à prendre par la gauche.

A noter qu’il y aura un rétrécissement aux 250m, la route passé de 2 à 1 voix alors que les coureurs prennent à gauche. Cette information peut avoir son importance en cas d’arrivée au sprint d’un groupe un peu plus conséquent. La route s’élargie de nouveau quelques mètres après.

Vue de la rue où est placée l’arrivée. Mis à part les derniers hectomètres, l’arrivée n’aura rien de facile en cas d’arrivée groupée et mettre un semblant de train en place pourrait vite s’avérer compliqué.

Le petit point météo. Nuageux mais normalement pas de pluie sur le parcours, des températures aux alentours de 15° tout l’après-midi. Le vent se lèvera au fur et à mesure de la journée, moins de 10km/h au départ d’Hondarribia, pour atteindre près de 20km/h à l’arrivée. A noter que les deux dernières ascensions se feront vent de face.

Les 70 premiers kilomètres de l’étape.
Le circuit final et les 3 côtes

LES PRETENDANTS

Pour s’imposer sur cette étape, il n’y aura pas nécessairement besoin d’être un excellent grimpeur. La côte la plus dure se trouvant très loin de l’arrivée, elle ne devrait pas causer de trop gros dégâts. Sur une autre course, il ne fait aucun doute que cette étape aurait été cochée par les sprinters du peloton. Ici, le gratin du sprint mondial n’est pas présent. La vraie question est : qui voudra mener la chasse après une quatrième étape rapide et très tendue, et à la veille de la dernière étape qui promet d’être violente ? L’échappée a de nouveau une belle chance de se jouer la victoire sur cette étape, et il y a fort à parier que des hommes rapide tenteront de s’y glisser pour épargner à leur équipe le besoin de chasser. Point positif, en échappée ou en cas de regroupement pour un sprint, de nombreux hommes cochent les deux cases.

Après un début de saison très compliqué, Astana enchaîne les bons coups avec déjà 2 victoires sur ce Tour du Pays Basque. Fraile a montré énormément d’envie sur la quatrième étape, malheureusement pour lui sans succès. Si les jambes répondent, il ne serait pas étonnant de le retrouver à l’avant demain. Aranburu a plutôt bien résisté sur les grosses pentes de la dernière côte avant de céder. Les côtes seront moins difficiles demain, et l’espagnol possède une excellente pointe de vitesse.

Schelling et Smith étaient déjà tout deux présents sur le Tour de Catalogne où on a pu les voir s’illustrer, notamment lors de la cinquième étape. Smith a montré qu’il est tout à fait capable d’encaisser du dénivelé pour venir faire une place après, en témoigne ses 2 top 5 sur ce même tour de Catalogne. Idem pour Schelling et sa cinquième place sur le GP Industria début mars.

Quand on parle d’hommes rapides capables d’encaisser du dénivelé, impossible de ne pas citer Cort Nielsen et Impey. Cort a déjà une victoire à son actif cette saison avec la dernière étape de Paris-Nice. Pour Impey, ce sont déjà 2 deuxième place cette année sur la Drôme Classic et sur le Tour de Catalogne. Si ces deux hommes sont dans le groupe qui se joue la victoire, ils seront durs à battre.

Le final de l’étape peut aussi être l’occasion pour certains coureurs moins rapide au sprint que ceux cités au-dessus de tenter de partir en solitaire et de surprendre les hommes du groupe de tête, un peu comme Kämna sur le Tour de Catalogne ou Aranburu plus récemment. Je pense notamment dans ce registre à Honoré ou Cerny pour la QuickStep ou encore l’inépuisable De Gendt.

MES CHOIX

Quand on voit l’état de forme affichée, on ne peut pas passer à côté d’Astana, et demain leur meilleure chance de victoire semble être Aranburu. Il faudra malgré tout se méfier de qui composera l’échappée, Cort et Impey sont certainement plus rapide que lui sur du plat. Smith a été très discret jusqu’ici, mais je ne serai pas étonné de le voir tenter de sortir demain. Honoré a déclaré être venu sur le Tour du Pays Basque pour viser les étapes, et la cinquième est une qu’il a cité, j’en fais mon outsider.

  • Cort Nielsen @ 6.50 (0.3%)
  • Aranburu @ 14.50 (0.15%)
  • Honoré @ 23 (0.1%)

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