Itzulia Basque Country 2025 Preview

​L’édition 2025 de l’Itzulia Basque Country se tiendra du 7 au 12 avril, avec un parcours de 870,2 km réparti sur six étapes à travers le Pays Basque espagnol.

Le tracé reste relativement classique, débutant par un contre-la-montre permettant d’établir une première hiérarchie parmi les favoris, suivi de la seule étape destinée aux sprinteurs. Les autres étapes, quant à elles, seront vallonnées, ponctuées d’ascensions relativement courtes mais parfois très raides, offrant ainsi un terrain idéal pour les grimpeurs et puncheurs.

Itzulia Basque Country 2025 Preview

Un contre-la-montre de 16.5 km ouvrira cette édition de l’Itzulia 2025. Le tracé, peu technique, présente néanmoins un léger relief dans sa première moitié. Un parcours taillé pour les spécialistes.


Itzulia Basque Country 2025 Preview

Cette deuxième étape sera la seule véritable opportunité pour les sprinteurs engagés. Une chance à ne pas laisser passer, malgré quelques repechos dans la seconde moitié du parcours.


Itzulia Basque Country 2025 Preview

Les choses sérieuses débuteront avec cette 3ᵉ étape. Cinq ascensions répertoriées jalonneront les 100 premiers kilomètres avant une brève accalmie. Dans les 35 derniers kilomètres, le redoutable Gainza (2.2 km à 12 %) puis surtout Lazkaomendi (1.4 km à 10 %), dont le sommet se situera à moins de 6 km de l’arrivée, seront les juges de paix de la journée.


Itzulia Basque Country 2025 Preview

Nouvelle étape vallonnée avec six ascensions répertoriées sur les 115 premiers kilomètres, de quoi user les organismes mais en théorie rien d’insurmontable. Le véritable défi viendra dans le final avec l’ascension d’Izua (3.5 km à 10.6 %), dont le sommet se trouvera à moins de 12 km de l’arrivée.


Itzulia Basque Country 2025 Preview

Seulement quatre ascensions répertoriées sur la première moitié du parcours, mais un final loin d’être simple. Les 50 derniers kilomètres comprendront deux belles ascensions et un long faux-plat montant, avec notamment une montée de 5 km à 6,2 % située à 14 km de l’arrivée, suivie d’un dernier repecho de 700 m à 9 % de moyenne à 3 km de la ligne. Une belle bataille entre puncheurs et grimpeurs s’annonce.


Une étape courte qui ne laissera aucun répit aux coureurs : sept ascensions répertoriées sur 150 kilomètres, jamais très longues mais souvent très pentues. Les 20 derniers kilomètres, sans ascensions officielles, seront néanmoins jalonnés de repechos et de courtes descentes.


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Un trio intéressant du côté d’UAE avec Almeida, Del Toro et McNulty. Tous les trois se débrouillent bien contre-la-montre et ne seront donc pas pénalisés par l’étape d’ouverture. Le véritable problème, et ce début de saison en est un exemple criant, c’est que sans Pogacar, l’équipe peine à courir de manière ordonnée.

Almeida réalise un très bon début de saison, mais il s’est systématiquement manqué lorsque la victoire au général semblait à sa portée. Malgré tout, il me semble être celui qui a le plus de chances de bien figurer au classement final, même si le parcours global ne correspond pas parfaitement à ses qualités.

Skjelmose réalisait un très bon début de saison et était en lice pour un podium sur Paris-Nice avant sa chute. Sur les courses par étapes, le Danois s’affirme de plus en plus comme une valeur sûre. Il aura une revanche à prendre ici : leader à la veille de la dernière étape de l’Itzulia 2024, il avait tout perdu lors de l’ultime journée.

Coureur complet et bon rouleur, il ne sera pas pénalisé par le chrono. En l’absence de nombreux cadors, il peut légitimement espérer accrocher un nouveau podium, et pourquoi pas viser la première marche.

Mas a mieux performé en Catalogne que ce que j’imaginais, sans vraiment impressionner non plus. Troisième du général il y a 10 jours, il semble en assez bonne condition. Il sera en revanche l’un des leaders les plus susceptibles de concéder du temps lors du chrono, ce qui impactera d’emblée ses chances de victoire, voire même de podium. Il reste malgré tout un coureur de classement général régulier, et devrait logiquement tourner autour du top 5.

Buitrago avait réalisé un excellent début de saison (vainqueur du Tour de la Communauté de Valence et deuxième du Tour des Alpes-Maritimes) avant sa chute sur Paris-Nice. Sans être un spécialiste du contre-la-montre, le Colombien se défend bien dans l’exercice, ce qui devrait lui permettre de limiter les écarts face aux meilleurs rouleurs.

Son profil de grimpeur-puncheur colle parfaitement au parcours proposé sur cet Itzulia. En fonction de sa condition physique après sa chute, un podium semble tout à fait envisageable.

Très belle équipe Red Bull sur cet Itzulia, sur le papier. Mais y a-t-il vraiment un leader unique ? Bonne question quand on regarde le quintette Fisher-Black, Lipowitz, Vlasov, Martinez, Van Gils.

Lipowitz semble de loin le mieux armé pour ramener un résultat. Bon rouleur, il devrait faire mieux que limiter la casse sur le chrono. Sa performance à Paris-Nice a confirmé les promesses entrevues l’an dernier entre la Romandie et la Vuelta. En constante progression, l’Allemand est en train de devenir un sérieux prétendant sur les courses par étapes. Et si l’Itzulia était l’occasion de frapper un grand coup ?


Si le chrono d’ouverture ne sera pas aussi décisif que celui de Tirreno, il ne faudra pas le négliger pour autant. Mon top 3 se composera de coureurs capables d’y performer tout en étant adaptés aux efforts exigés sur les autres étapes.

Je ne sais pas dans quelle mesure sa chute sur Paris-Nice a impacté sa préparation, mais je pense que Skjelmose possède toutes les armes pour remporter le général ici. Derrière lui, je vois Lipowitz et Buitrago compléter le podium.


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