

Les difficultés présentes sur ces 198 km ne devraient pas poser de problèmes aux sprinters. Nous devrions assister au premier sprint massif de ce Tirreno. Attention au dernier virage aux 300 m.
Le Parcours
Malgré la côte située dès le départ et la difficulté répertoriée au milieu du parcours (Castellina Marittima 4.5 km à 4.5 % de moyenne), cette étape est destinée aux sprinters du peloton.
Les Derniers Kilomètres
A 25 kilomètres de l’arrivée, les coureurs entreront sur le circuit final. un circuit qu’ils vont parcourir 1,5 fois pour rallier l’arrivée. Pas de difficultés sur ce circuit qui est quasiment tout plat.
A 4.5 kilomètres de l’arrivée, les coureurs prendront à droite au rond-point sur une chaussée temporairement rétrécie. Attention à 4.1 kilomètres du but, la chaussée sera fortement rétrécie lors du passage sous un pont.


La route redeviendra très vite une deux voies classique, ondulantes mais sans réels virages. Nouveau point notable à 2.5 kilomètres de l’arrivée et la traversée d’un point qui va de nouveau fortement réduire la chaussée. La route effectue une courbe sur la gauche, il faudra choisir la partie gauche de la route sur ce pont. Aux 900 m, le passage à un rond-point viendra de nouveau étirer le peloton en rétrécissant la chaussée.
Les coureurs fileront ensuite jusqu’aux 300 mètres et un dernier virage à 90° sur la droite pour aborder la ligne droite d’arrivée.



Météo
Température sous les 15°C, temps couvert mais pas de pluie attendue.
Le vent soufflera en provenance du Nord-Ouest à une vitesse d’environ 10 km/h dans le final. Cela nous offrira un sprint vent de face sur les 300 derniers mètres.

Le Scenario
Si cette étape devrait se conclure par un sprint, les 5 derniers kilomètres sont loin d’être simples. Bien que la route soit plate, les différents rétrécissements dans les 4 derniers kilomètres et le dernier virage à 300 mètres, qu’il faudra négocier dans les 5 à 6 premières positions, rendront le peloton très tendu. Posséder un bon train et un poisson pilote de qualité sera primordial.
Les Prétendants

Merlier est indéniablement LE sprinter de ce début de saison. Avec 5 victoires et 2 podiums sur 7 sprints disputés, le Belge n’a pas quitté les 3 premières places depuis le début de la saison. Outre sa pointe de vitesse, son intelligence tactique est également à souligner, notamment sur le Tour des Émirats. Cependant, je ne suis pas convaincu que son train, en particulier les derniers équipiers qui vont l’accompagner, sera en mesure de le placer idéalement dans le final. Le sprint de demain sera aux antipodes de ceux du Tour des Émirats.

Bien que Philipsen n’ait pas été particulièrement impressionnant lors de son week-end de reprise, il est important de noter que le sprint est une discipline bien différente. Le meilleur sprinter du monde aura l’occasion de s’exprimer demain. Son positionnement a toujours été très bon et, avec l’aide précieuse de Rickaert pour le placer dans le final, il devrait être en mesure de se battre pour le podium et la victoire.

Milan a bien débuté sa saison en Espagne, mais son week-end belge a été bien moins fructueux en raison d’une maladie. Pour lui, demain sera un vrai test avec sa nouvelle équipe face à une forte adversité. Si le positionnement chez Bahrain était son immense problème, les équipiers qui l’entourent du côté de la Trek devraient être en mesure de le placer idéalement. Consonni lui sera d’une aide précieuse dans le final. La 3e place de Milan sur le contre-la-montre d’ouverture est un signe que les jambes vont très, très bien.

Avec un final nerveux en perspective, j’imagine mal Ewan en mesure de disputer ses chances. Il pourrait se retrouver trop loin lors des 300 derniers mètres.

Un homme qui réalise régulièrement de bonnes prestations sur ce type de final avec des points techniques est Bauhaus. L’Allemand a une très bonne capacité à se positionner pour pouvoir saisir sa chance, et la possibilité de sortir en second rideau est toujours un atout sur un sprint avec un vent de face. Cependant, demain, il devra également bénéficier d’un soutien au moins jusqu’aux 300 mètres, un soutien que le très compétent Pasqualon devrait être en mesure de lui fournir. Même si cela n’a pas fonctionné aux Émirats, je pense que sur ce sprint le résultat sera différent.

Bien qu’il soit tout à fait en mesure de se placer, j’ai quelques doutes sur les équipiers qui entoureront Cavendish dans le final. Je ne pense pas que Bol et Mørkøv soient suffisamment puissants pour garantir que le Britannique aborde le dernier virage dans les 5 premières positions.
Mes Choix
Le final compliqué, voire dangereux, me fait pencher vers un sprinteur qui dispose d’un bon train et surtout d’un bon poisson pilote. La Lidl Trek me paraît remplir toutes ces conditions et je vais donc me diriger vers Milan. Avec Skujins, Theuns et Consonni pour l’accompagner, la Trek devrait être en mesure de prendre le lead avant le pont à 2.5 km et de tenir jusqu’aux 300 m où Consonni pourra lancer Milan. Pour compléter le podium, Philipsen et Bauhaus. Je choisis d’exclure Merlier, bien évidemment pas à cause de sa pointe de vitesse, mais parce que son équipe ne me semble pas être celle qui donne le plus de garantie sur un final comme celui de demain. Rickaert pour Philipsen et Pasqualon pour Bauhaus, combiné à la capacité à bien se placer des deux sprinteurs, me semblent plus en mesure de placer leurs sprinters dans le final que la Soudal.

