Tirreno – Adriatico 2025 – Étape 3 Preview

Présentation

Tirreno - Adriatico 2025 - Étape 3 Preview

Une étape très longue et surtout plus vallonnée que la veille. Si les difficultés disséminées tout au long du parcours ne devraient pas poser de problème majeur, le final s’annonce bien plus exigeant.

Les 20 derniers kilomètres seront particulièrement intéressants : après une première ascension de 3 km à 6,7 %, les coureurs affronteront un faux plat montant de 9 km avant d’enchaîner avec l’ascension du Valico di Colfiorito (4 km à 5 %). De quoi fatiguer le peloton et mettre certains sprinteurs en difficulté avant les 4 derniers kilomètres, qui seront plats jusqu’à la ligne d’arrivée.


Le Parcours

Les côtes sur le début du parcours ne poseront pas de problèmes aux coureurs du peloton, tout se jouera dans les 25 derniers kilomètres.


Les Derniers Kilomètres

Tirreno - Adriatico 2025 - Étape 3 Preview
Profil des 23 derniers kilomètres

Sur le papier, cette ascension de 18.5 km à 3.1 % de moyenne n’a rien d’impressionnant. La majeure partie ressemble davantage à un faux-plat montant qu’à une véritable montée. Les pentes les plus raides se trouvent au pied, avec 3.5 km à 6 % de moyenne, tandis qu’une seconde portion vers le sommet propose 4.5 km à 4.7 %.

Au sommet, il restera encore 4 km à parcourir. Une courte descente précédera une longue ligne droite plane menant à l’entrée de Colfiorito. À l’approche de la flamme rouge, la route commencera à onduler légèrement avant un rétrécissement de la chaussée aux 800 mètres. Dans Colfiorito, elle décrira une large courbe sur la gauche avant de se redresser aux 200 mètres.

J’ai toutefois une interrogation sur ce que j’observe du final : la chaussée semble encore se rétrécir aux 150 mètres, apparemment en raison de mobilier urbain. Surprenant et assez dangereux si tel est le cas.


Météo

Les températures seront autour de 15°C en début d’après-midi, mais elles devraient passer sous les 10°C à l’approche de l’arrivée. La pluie pourrait accompagner les coureurs tout au long de l’étape, et il semble presque certain qu’ils ne pourront y échapper sur les 100 derniers kilomètres.

Le vent, soufflant du sud à environ 20 km/h sur la majeure partie du parcours, faiblira nettement (sous les 10 km/h) dans les 50 derniers kilomètres.

Dans le final, il tournera légèrement pour souffler en provenance du sud / sud-ouest et devrait être plutôt favorable dans la dernière ascension.


Le Scenario

Sur le papier, ce final ne semble pas assez exigeant pour écarter tous les sprinteurs. Cependant, après plus de 220 kilomètres de course, certains pourraient commencer à montrer des signes de fatigue. Le rythme sera sans doute très soutenu et, même avec 4 kilomètres pour récupérer après la montée, rien ne garantit que ce sera suffisant pour revenir dans le jeu. Un sprint après 239 kilomètres, avec une longue portion ascendante dans le final, pourrait bien réserver son lot de surprises.


Les Prétendants

Milan est un coureur particulièrement endurant, et il montre de belles dispositions en montée en ce début de saison. J’ai assez peu de doutes quant à sa présence dans le final, surtout dans la perspective d’un sprint plus ou moins massif. Et s’il est encore là au moment décisif, il pourrait bien, comme hier, ne trouver personne pour lui disputer la victoire au sprint.

Je pense que Kooij a aussi les moyens d’être présent dans le final demain. Je reste néanmoins un peu déçu par son sprint d’hier. Bien positionné à l’entrée du dernier virage, il n’a pourtant jamais réussi à remonter Penhoët.

Van der Poel va-t-il enfin passer à l’action ? S’il attend le sprint, ses chances semblent limitées. En revanche, il pourrait tenter d’attaquer avant le sommet de la côte pour durcir la course et créer une sélection. On assisterait alors à un duel entre un petit groupe d’attaquants et les équipes de sprinteurs sur les 4 derniers kilomètres. Avec sa pointe de vitesse, il serait capable de s’imposer au sein d’un groupe réduit, si les tops sprinters ne sont pas là. Sa victoire sur Le Samyn en est la preuve.

Depuis quelques jours, j’ai une petite idée tête en regardant le profil de cette étape. Avec sa longueur et sa côte roulante en fin de parcours, elle pourrait servir de répétition générale en vue de Milan-Sanremo. Et dans cette optique, je pense à Ganna.

Sa forme semble excellente en ce début de saison, comme l’a prouvé son chrono impressionnant. On l’a également vu se tester sur un sprint massif en Algarve (3e à Faro) et travailler son endurance en montagne cet hiver. Avec la Classicissima en ligne de mire, il pourrait vouloir se tester demain. Si c’est le cas, je ne serais pas surpris de le voir sur le podium de l’étape.

Absent des débats sur la deuxième étape, Magnier peut-il rebondir demain ? Le final sera totalement différent, et je l’imagine bien dans le coup. Deuxième de la Bretagne Classic après avoir réglé le sprint du peloton, il a prouvé qu’il savait encaisser une course longue et exigeante. Son endurance et sa résistance au dénivelé pourraient lui permettre de jouer un rôle dans le final.

Une étape longue et exigeante qui pourrait parfaitement convenir à Cort Nielsen. Le dénivelé positif tout au long de la journée ne devrait pas lui poser de problème, bien au contraire. Toutefois, avec un final plat, il pourrait être désavantagé face à de meilleurs sprinteurs.


Mes Choix

Je m’attends à un rythme très élevé dans la dernière ascension, ce qui pourrait compliquer les attaques, d’autant que les pourcentages ne s’y prêtent pas vraiment. Le seul endroit où les pourcentages sont suffisant sera loin de l’arrivée, et il y aura le temps de chasser dans le faux-plat qui suivra. Le scénario le plus probable reste donc un sprint avec un groupe encore bien fourni, selon moi.

Si de nombreux sprinteurs devraient réussir à basculer, beaucoup risquent d’être émoussés pour jouer la victoire. Une fois encore, Milan me semble être le favori : le plus rapide, et de loin, tout en étant particulièrement résistant sur les longues distances et à l’aise sur les bosses. Derrière lui, Ganna a de solides arguments pour accrocher un podium. S’il n’a pas la pointe de vitesse de Milan, il reste rapide et endurant, ce qui pourrait lui permettre de tirer son épingle du jeu.


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