Omloop Het Nieuwsblad 2025 – Preview

Présentation de la Course

Omloop Het Nieuwsblad 2025 – Preview
omloophetnieuwsblad©

Ouverture de la saison des Classiques par le traditionnel Omloop Het Nieuwsblad. 80ème édition de cette classique pavée, qui verra les coureurs s’élancer pour un parcours exigeant de 197 km entre Gent et Ninove. Cette édition 2025 verra quelques modifications de tracé par rapport à l’année dernière. Les 45 derniers kilomètres de course, les plus décisifs, resteront identiques.

Cette année, ce sont 11 Monts et 8 secteurs pavés qui attendent le peloton et ce fameux enchaînement Mur de Grammont / Bosberg en juge de paix dans le final. Voici la Preview de l’Omloop Het Nieuwsblad 2025.


Le Parcours

Peu de choses à noter sur les 100 premiers kilomètres de course où les difficultés ne seront pas outrancières. Trois secteurs pavés et un mont sur cette première moitié de course légèrement différente de par rapport à l’édition précédente.

Après la mi-course, les choses sérieuses débuteront véritablement, avec une succession plus rapprochée de monts et de secteurs pavés. En seulement 40 kilomètres, entre le kilomètre 118 et 159, on comptera cinq secteurs pavés et cinq monts répertoriés.

Cette seconde moitié de course fatiguera les coureurs, mais les écarts décisifs devraient se creuser dans le dernier tiers, après le Molenberg. Entre les kilomètres 162 et 185, les coureurs affronteront une succession de 5 monts.

Après le Bosberg, dernière difficulté de la journée, il restera 11.8 kilomètres à parcourir jusqu’à l’arrivée.


Les Secteurs Clés

MOLENBERG
  • 460 m à 7 %
  • Sommet à 42.5 km de l’arrivée
BERENDRIES
  • 950 m à 7 %
  • Sommet à 31 km de l’arrivée
KAPELMUUR
  • 1 100 m à 9.3 %
  • Sommet à 15.7 km de l’arrivée
BOSBERG
  • 980 m à 5.8 %
  • Sommet à 11.8 km de l’arrivée

Météo

Il fera assez froid samedi, avec des températures ne dépassant pas les 8 °C. Toutefois, aucune pluie n’est prévue pour le moment.

Le vent soufflera du Nord / Nord-Est à une vitesse moyenne de 15 km/h, bien moins fort que lors des éditions précédentes. Cela entraînera un vent majoritairement défavorable sur les 60 derniers kilomètres, la portion la plus décisive et sélective de la course.


Le Scenario

Si les prévisions météo restent inchangées, le vent ne semble pas assez fort pour provoquer des cassures comme l’année passée. Cela ne signifie pas qu’il n’y en aura pas, bien sûr, la succession des monts et secteurs pavés fera naturellement son travail de sélection. La course devrait ainsi se décanter un peu plus tard que lors de l’édition 2024.

Les équipes visant une arrivée au sprint ne semblent pas les mieux armées pour mener une chasse efficace, ce qui me laisse penser que le scénario de 2021 ne se répétera pas. Le vent défavorable dans le final ne favorisera pas un coureur isolé a priori. Cependant, en 2023, Van Baarle avait réussi à résister au groupe de poursuite dans des conditions similaires, avec un vent encore plus fort que celui prévu samedi.

Que ce soit en 2023 ou en 2024, Jumbo avait misé sur sa supériorité numérique pour être présente à tous les niveaux de la course et ne jamais se retrouver piégée. Il est probable que les équipes à plusieurs leaders (UAE, Visma et Lidl en tête) adoptent la même stratégie. Pour les autres, il sera crucial d’être constamment bien placé pour éviter les mauvaises surprises.

La course devrait réellement commencer à se durcir à partir de l’Eikenberg, puis plus classiquement dans le Molenberg. Dès l’Eikenberg, à un peu moins de 60 km de l’arrivée, les coureurs ne connaîtront quasiment plus de répit jusqu’à Ninove. Le Molenberg lui-même, ainsi que les kilomètres qui suivront, devraient voir les premières cassures apparaître. La route très étroite y étirera le peloton, et les portions exposées au vent latéral au sommet pourraient causer des dégâts. Un scénario qui pourrait se produire de nouveau quelques kilomètres plus loin, sur la portion Haagoek-Leberg.

Les équipes en surnombre tenteront sans doute d’attaquer à tour de rôle jusqu’à ce qu’un coureur parvienne à sortir. Il lui faudra alors tenir jusqu’à l’arrivée.


Les Prétendants

Van Aert et Jorgenson devraient être les deux principaux leaders de Visma sur l’Omloop. Ils pourront compter sur le soutien de Benoot et Campenaerts, entre autres, mais ce sont eux qui semblent les mieux placés pour aller chercher un résultat.

Jorgenson a encore franchi un cap en 2024 et, comme l’an dernier, il effectuera sa rentrée sur l’Omloop. Sa 29e place en 2024 ne reflète pas vraiment sa course, marquée par des tentatives jusqu’au bout. L’Américain a pris de l’envergure au sein de l’équipe et s’impose désormais comme une pièce maîtresse, sans aucun doute.

Côté Van Aert, le début de saison est plutôt timide. Mis à part un bon chrono en Algarve, il est apparu en deçà de ses capacités. Rien d’alarmant pour l’instant, ses grands objectifs étant plus tard dans la saison. Néanmoins, ce n’est pas très rassurant pour ses chances sur l’Omloop, surtout au vu de la forme affichée par certains autres favoris. Il semble également avoir perdu un peu de sa pointe de vitesse au sprint.

L’an dernier, Visma avait constamment un coup d’avance en étant présente à tous les échelons de la course. On peut s’attendre à ce qu’ils tentent de rééditer cette stratégie, à condition que les jambes suivent.

Je vais enfoncer une porte déjà bien ouverte, mais UAE possède sans doute le collectif le plus impressionnant au départ de cette course. L’équipe aligne une véritable armada samedi, emmenée par l’un des hommes en forme de ce début de saison : Morgado. Le Portugais avait déclaré l’an dernier ne pas apprécier les courses pavées, ce qui ne l’a pourtant pas empêché de briller sur ces terrains en 2024, avec une deuxième place sur Le Samyn et un top 5 sur le Ronde. Vu sa condition actuelle, il sera sans aucun doute l’un des acteurs majeurs de l’Omloop.

Avec des coureurs comme Politt, Wellens et Narváez (entre autres), UAE a toutes les cartes en main pour rendre la course incontrôlable.

Le vrai défi pour eux sera d’utiliser leur force collective de manière intelligente. Lorsque Pogacar n’est pas là, l’équipe peine parfois à faire les bons choix stratégiques. Les jambes sont présentes, reste à voir s’ils sauront en tirer pleinement parti.

Alpecin sera, selon moi, l’une des rares équipes à vouloir miser sur un sprint avec Philipsen, et peut-être même Groves. Dans le scénario que j’imagine, je ne les vois cependant pas en mesure d’être présents pour jouer la gagne dans le final. Il leur sera trop difficile de contrôler les différentes offensives dans le final pour permettre un regroupement.

En revanche, si un groupe d’une trentaine de coureurs arrivait ensemble à Ninove, Philipsen deviendrait probablement mon favori.

Un peu à l’image de Jorgenson, la 27ᵉ place de Skujiņš sur l’Omloop 2024 ne reflète pas du tout sa performance. Visma était en supériorité numérique, mais le Letton était peut-être le plus fort ce jour-là. Son accélération dans le Berendries, notamment, a marqué les esprits.

Il faudra aussi garder un œil sur le jeune Vacek. Le Tchèque semble déjà en forme au vu de son début de saison. Il se considère lui-même comme un outsider sur ces classiques, ce sont des courses qu’il cible particulièrement d’après ses dires.

L’équipe pourra également compter sur un ancien vainqueur, Stuyven. Le Belge réalisait une campagne de classiques remarquable jusqu’à sa terrible chute sur À Travers la Flandre en 2024. En espérant pour lui et pour l’équipe qu’il puisse repartir sur les mêmes bases cette année.

Lidl-Trek fait partie des équipes les plus en vue en ce début de saison, et ce, sur tous les terrains. Au vu de leur effectif, il ne fait aucun doute qu’ils seront aussi présents sur les classiques, qu’elles soient pavées ou non. Le collectif aligné ce samedi est, sur le papier, l’un des plus forts et des plus complets.

Deuxième en 2023, dixième en 2024, l’Omloop est une course qui convient bien à De Lie. Ce qui est intéressant chez ce coureur, c’est qu’il n’hésite à se projeter à l’avant et à suivre les coups. Il devra néanmoins gérer ses efforts avec précision et éviter de répondre à toutes les attaques, sous peine de se retrouver isolé face aux UAE, Visma et Lidl, comme lors des éditions précédentes

Malgré tout, il devra impérativement suivre les favoris. Se reposer sur son équipe ou espérer un regroupement en vue d’un sprint serait selon moi un pari risqué. Être à l’avant lui permettra déjà de ne pas prendre de cassure dans les monts et surtout d’avoir un coup d’avance.

Red Bull se présente avec une équipe très intéressante, emmenée par Tratnik, le vainqueur sortant. Toutefois, il ne semble pas dans la même forme que l’an passé à cette époque et ne pourra pas non plus compter sur le collectif solide de Visma.

En cas de regroupement, l’équipe pourra miser sur Meeus, l’un des sprinteurs les plus rapides aligné samedi. Le Belge a très bien démarré sa saison, avec déjà une victoire à son actif et une deuxième place impressionnante à Bellegarde.

Excellent début de saison pour Pidcock, et par extension pour la Q36.5. Son état de forme actuel fait de lui un sérieux prétendant au podium samedi. Cependant, comme il l’a souligné lui-même, cette course n’est peut-être pas celle qui lui convient le mieux. Cela ne l’a pas empêché de terminer dans le top 10 lors des deux dernières éditions, mais il a semblé un ton en dessous de certains autres favoris.

L’an dernier, il était indéniablement celui qui souffrait le plus dans les monts au sein du groupe de tête. Malgré tout, sa condition actuelle pourrait jouer en sa faveur et lui permettre d’obtenir un meilleur résultat.


Mes Choix

Quand on regarde la startlist, le collectif UAE apparaît clairement comme le plus dense. Je pense qu’ils tenteront de faire exploser la course assez loin de l’arrivée, d’abord pour éviter un sprint massif, puis pour isoler leurs adversaires et permettre à l’un de leurs coureurs de s’échapper définitivement dans le final.

Ils ne seront pas les seuls à adopter cette stratégie. Les deux autres équipes les mieux armées, Visma et Lidl, devraient elles aussi privilégier une course de mouvement plutôt que de miser sur un sprint. Malgré un vent défavorable, ces éléments me font pencher vers un scénario où un homme seul parviendrait à s’imposer.

Au vu de sa forme depuis le début de la saison, je fais de Morgado mon favori. Derrière, j’imagine un petit groupe réglé par De Lie au sprint, avec Pidcock complétant le podium.


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