Itzulia Basque Country 2024 Preview

©ItzuliaBasqueCountry

L’édition 2024 de l’Itzulia s’ouvrira par un c.l.m individuel vallonné. Une épreuve assez courte, les principaux favoris à la victoire finale devraient se tenir en une poignée de secondes.


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Une étape où il n’y aura pas de grosses difficultés, mais un terrain accidenté du début à la fin qui promet d’être très éprouvant pour les coureurs. Une étape difficile à appréhender.


Un départ musclé et 6 ascensions répertoriées dans la journée. Une étape en plusieurs où les ascensions seront en grande partie concentrées sur la première moitié du parcours. La dernière difficulté sera assez roulante, il restera ensuite 18 km relativement plat pour rallier l’arrivée.


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Une étape au profil assez proche de celui de la 3e étape. Les trois ascensions dans les 40 derniers kilomètres sont cependant bien plus pentues et pourraient permettre de causer quelques dégâts, bien qu’elles soient courtes.


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Une étape au profil atypique. Une ascension très difficile en plein milieu de l’étape (5.5 km à 9.4 % de moyenne), puis un circuit final vallonné avec deux difficultés, que les coureurs répèteront deux fois.


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La même étape qu’en 2023 où Vingegaard s’était imposé. une étape courte où les difficultés vont s’enchaîner sans discontinuer. L’étape reine de cette édition 2024.


Les Prétendants

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Pas de véritables étapes de montagne ni même d’arrivée au sommet, mais Vingegaard sera sans aucun doute l’un des grands favoris pour la victoire finale. Sur le Tour, il est l’un des meilleurs, voire le meilleur, sur les contre-la-montre vallonnés. Ce ne sera peut-être pas le cas sur ce contre-la-montre d’ouverture, mais le profil du parcours fait qu’il ne devrait au pire pas perdre trop de temps. Le problème pour le Danois réside dans son manque de pointe de vitesse. Mis à part Landa, tous les autres favoris sont certainement plus rapides que lui en cas d’arrivée en petit comité, ce qui ne jouera pas en sa faveur étant donné le profil des étapes. En revanche, il est très certainement capable de faire la différence et de partir seul dans les ascensions les plus difficiles, comme en témoigne sa performance sur le Tirreno-Adriatico.

Premier affrontement de la saison entre Evenepoel et Vingegaard. Le Belge n’a pas réussi à remporter Paris-Nice, battu par Jorgenson. Il apparaît beaucoup moins dominateur que Vingegaard et Pogacar sur les courses par étapes, d’où le fait qu’il est difficile de le désigner comme le clair favori de cette semaine basque. En revanche, ce qui jouera en sa faveur sera le contre-la-montre initial, qu’il aurait très certainement aimé voir être plus long. S’il parvient à s’imposer sur cette première étape, il pourrait ne pas creuser un écart énorme sur certains de ses adversaires directs au classement général (Vingegaard et Ayuso en tête). De plus, en dehors de ses principaux objectifs, il semble régulièrement vulnérable. Le parcours de l’Itzulia lui conviendra très bien avec ses étapes où les difficultés s’enchaînent, mais où les ascensions ne sont pas excessivement longues.

Soudal pourra également compter sur Landa. Le Basque ne devrait pas apprécier le contre-la-montre d’ouverture et pourrait déjà perdre un peu de temps. Cependant, je ne m’attends pas à le voir se sacrifier non plus à 100 % pour Remco dès le premier jour de course. Quand on voit son niveau sur le Tour de Catalogne, il est indéniable qu’il affiche une forme qu’on ne lui a pas vue depuis un petit moment. Certes, il termine à 3’40 » de Pogacar, mais il relègue Bernal à 1’20 » et Vlasov à 2’15 » !

Faux départ pour Roglic sur Paris-Nice. Le Slovène n’avait cependant pas l’air plus inquiet que ça, son principal objectif étant ailleurs. Je m’attends à le voir un peu plus dans la compétition sur cet Itzulia, surtout avec une météo qui devrait être plus clémente et donc lui convenir un peu mieux. Il se défend plus que bien en contre-la-montre (il a remporté le chrono d’ouverture en 2022 face à Evenepoel par exemple) et dispose d’une excellente pointe de vitesse pour régler un groupe de favoris au sprint si nécessaire. Sur un parcours comme celui de l’Itzulia, même s’il n’est pas à 100 %, je m’attends à le voir beaucoup plus impliqué dans la course.

5e du Tour de la Communauté de Valence puis 3e de Tirreno un mois plus tard, Hindley est monté doucement en pression. Il devrait de nouveau être dans la compétition sur cet Itzulia. Un peu à l’image de Landa avec Evenepoel, je ne pense pas qu’il lui sera demandé de se sacrifier dès le départ pour Roglic.

Il ne manque que Pogacar pour compléter l’une des startlists les plus affolantes de la saison ! UAE se présente ici avec en tête d’affiche Ayuso, récent deuxième de Tirreno. Il n’aura rien pu faire face à un Vingegaard déchaîné sur les étapes de montagne. En revanche, il est important de noter qu’il avait devancé le Danois de 22 secondes lors du chrono d’ouverture, un contre-la-montre de 10 km tout plat. Vu ses capacités de rouleur, Ayuso sera certainement l’un des leaders les mieux classés à l’issue du contre-la-montre lundi. Si l’on ajoute à cela sa pointe de vitesse et ses qualités de grimpeur, il dispose de toutes les armes pour figurer haut au classement général de l’épreuve.

UAE comptera également sur McNulty, tout récemment vainqueur du GP Indurain. Si l’on exclut la défaillance survenue lors de l’UAE Tour, l’Américain réalise un excellent début de saison : vainqueur du Tour de la Communauté de Valence et troisième de Paris-Nice. On se souvient qu’en 2021, il était leader au matin de la dernière étape mais, piégé par le raid de Roglic et Gaudu, UAE avait tout perdu. Beaucoup de choses se sont passées depuis, et Brandon semble bien plus solide qu’auparavant. Un atout de poids aux côtés d’Ayuso, l’équipe pourra jouer sur plusieurs tableaux sur ce parcours.

Un très mauvais contre-la-montre par équipe a annihilé les chances de podium de Skjelmose sur Paris-Nice. Malgré tout, avec une victoire d’étape et la 4ème place au général, le Danois peut être satisfait de sa prestation. Cet Itzulia sera un très gros test pour lui, face à un plateau très relevé. Il devrait perdre du temps sur les principaux favoris lors du contre-la-montre, mais sur 10 km vallonnés, cela ne devrait pas être trop conséquent. Il lui sera malgré tout difficile de récupérer ce temps perdu, mais il pourra compter sur sa bonne pointe de vitesse pour décrocher de belles places et pourquoi pas une victoire d’étape.


Mon Podium

Résumer cet Itzulia à un duel entre Vingegaard et Evenepoel serait une grosse erreur. Tout d’abord, parce que le Danois a semblé réellement intraitable sur Tirreno, mais aussi parce que la startlist de cet Itzulia est tout bonnement impressionnante ! Avec, entre autres, Ayuso et Roglic présents ici, Vingegaard et Evenepoel ne pourront pas se contenter de se regarder dans le blanc des yeux, sinon les autres en profiteront.

Le contre-la-montre ne devrait pas faire d’énormes différences entre ces quatre hommes qui apparaissent comme les grands favoris. Bien que le parcours semble parfaitement taillé pour Evenepoel, je ne peux m’empêcher de me rappeler la démonstration de Vingegaard sur Tirreno. Selon moi, il devrait encore remporter le général de cet Itzulia en parvenant à se détacher sur au moins une étape. Ayuso se classera deuxième et Evenepoel complétera le podium. Quant à Roglic, je m’attends à le voir beaucoup plus en forme que sur Paris-Nice et beaucoup plus proche du podium final.


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