Tour Down Under 2023

Présentation

Absent du calendrier ces deux dernières années, le Tour Down Under est enfin de retour en 2023 pour ouvrir la saison cycliste ! Après avoir accueilli les Championnats du Monde en septembre dernier, l’Australie se prépare donc de nouveau à voir débarquer le grain du World Tour. Un prologue et 5 étapes en ligne qui désigneront le successeur de Richie Porte, dernier vainqueur lors de l’édition 2020.

Parcours ©tourdownunder

Le Parcours

Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, le Tour Down Under s’ouvrira par un prologue qui aura en plus la particularité d’être couru sur vélo de route traditionnel. Un prologue urbain plat dans les rues d’Adelaïde, mais avec quelques virages qui forceront les relances.


Une première étape en ligne au départ et à l’arrivée à Tanunda. 150km avec 1 700m de D+ au programme et une côte répétée 4 fois. Avec ses 4.5km à 3.7% de moyenne les sprinters auront une chance de basculer, pendant que les puncheurs tenteront de mettre le feu aux poudres dans les derniers hectomètres plus pentus.


Avec ses 155km, la deuxième étape sera la plus longue de l’épreuve. 1 900m de D+ répertoriés sur le parcours et 3 ascensions au programme. La dernière côte répertoriée (2km à près de 8% de moyenne) sera située à 20km de l’arrivée. De quoi donner des idées à certains coureurs désireux d’éviter un sprint massif.


Seulement 118.5km pour cette 3ème étape, mais ça ne sera pas la plus courte. Un parcours sans réelles difficultés notable jusque dans les derniers kilomètres. À  moins de 10km de la ligne, les coureurs devront franchir la côte de Corkscrew Road et ses 2.3km à 9.2% de moyenne et des pourcentages maximum atteignant les 24% ! Un premier moment crucial pour les hommes visant le général même si, comme nous avons pu le voir en 2019 avec la victoire d’Impey sur un groupe d’une vingtaine de coureurs, la sélection pourrait être plus difficile à faire qu’envisagée.


Une 4ème étape en circuit autour de Willunga, mais sans la fameuse ascension de Willunga Hill pour cette édition 2023. Pas de réelles difficultés le long du parcours, mais il est intéressant de noter que les 2 derniers kilomètres ne seront pas plats, le dernier kilomètre affichant 3.5% de moyenne. Un sprint de costaud en prévision !


Dernière étape de ce Tour Down Under 2023 pour définitivement figer le classement général. Un parcours vallonné de seulement 112km, 2 200m de D+ et la quadruple ascension du Mount Lofty. Une arrivée inédite sur le Tour Down Under avec cette ascension de 1.3km à 7.3% de moyenne.


Les Prétendants

Un parcours trop compliqué pour qu’un pur sprinter s’impose mais probablement pas assez sélectif pour permettre aux purs grimpeurs de faire des différences sur les étapes clés. Si le prologue d’ouverture permettra de créer une première hiérarchie, difficile d’imaginer que les écarts soient conséquents après ces 5 premiers kilomètres. Quand on regarde le parcours proposé pour cette édition 2023 du TDU, tout porte à croire qu’il faudra se tourner vers un profil « hybride » en ce qui concerne les qualités attendues chez le vainqueur : un puncheur/sprinter capable aussi de s’imposer sur des sprints réduits et/ou en petit comité. Les 10″ de bonifications allouées au vainqueur de chaque étape pourraient aussi s’avérer cruciales.

Sur les 22 éditions du Tour Down Under, 12 fois un australien s’y est imposé. A domicile et après 3 ans d’absence, nul doute que les locaux auront encore plus à cœur de briller à Adelaïde. Course de reprise, difficile de connaître l’état de forme des principaux prétendants à la victoire même si aujourd’hui avec un outil comme Strava, les données sont plus facilement accessibles.

Né à Adelaïde, Dennis mettra un point d’honneur à réussir le chrono initial et pourquoi pas porter le premier maillot de leader. La distance lui convient sur des routes qu’il connaît très certainement par cœur. Cependant, pas certain qu’il ne prenne assez de temps sur ses adversaires directs pour s’imposer au général compte tenu des étapes en ligne restantes.

Ce tracé pourrait tout à fait correspondre à un autre australien en la personne de Matthews. Sur le prologue, il ne devrait pas concéder trop de temps sur le vainqueur, lui qui il n’y a pas si longtemps que ça était capable de s’imposer face aux meilleurs de l’exercice. Il jouera aussi les potentiels sprints pour les secondes de bonifications et ses qualités de puncheur devraient lui permettre d’être présent dans le final d’une bonne partie des étapes (sinon de toutes les étapes). Récent 3ème de ses championnats nationaux, Bling semble déjà en forme. Côté Jayco, on peut aisément imaginer que Yates sera aussi un coureur protégé en vue du classement général même si selon moi les qualités de Matthews en font un meilleur prétendant.

INEOS se présente au départ avec une très belle équipe et un trident capable d’aller chercher le général : Thomas – Hayter Plapp. J’aurais tendance à sortir Geraint de la course au général car le gallois n’est pas un adepte des débuts de saison et que selon moi le parcours est plus adapté au profil du récent champion d’Australie, mais aussi et surtout à Ethan Hayter. Excellent contre-la-montre, capable de jouer les sprints massifs (en l’absence du top mondial bien entendu) et bon puncheur, le britannique réunit toutes les qualités nécessaires pour bien figurer au général de la course australienne. De son côté, Plapp a montré un excellent état de forme sur ses championnats nationaux, et aurait dû réaliser le doublé route / c.l.m sans ses ennuis mécaniques.

UAE ne sera pas en reste ici avec notamment Vine, Hirschi et Covi. Si Hirschi peine à retrouver son niveau de 2020 depuis son opération de la hanche, en 2022 Covi a passé un cap en réalisant un gros début de saison et s’imposant sur l’étape reine du Giro. Excellent puncheur doté d’une bonne pointe de vitesse, si la forme est bonne dès à présent, il pourrait être un sérieux concurrent s’il ne perd pas trop de temps sur le chrono d’ouverture. A domicile, Vine sera aussi à surveiller. De son propre aveu après la course en ligne des championnats d’Australie, Jay a dit ne pas être dans sa meilleure forme et que les jambes ne tournaient plus sur la fin, menant à son abandon… Tout cela pour devenir champion national du contre-la-montre quelques semaines plus tard ! Deux types d’exercices différents, qui ne veulent pas forcément dire que Jay écrasera la compétition sur ce TDU.

Bora va s’appuyer sur un duo composé de l’australien Hindley, dernier vainqueur du Giro, et de Schachmann. Si Jay pourrait avoir la préférence nationale, le parcours me semble tout de même plus adapté aux qualités générales de l’ancien double vainqueur de Paris – Nice.

Il convient aussi de citer Bilbao parmi les prétendants sérieux à la victoire. Lui aussi semble posséder presque toutes les qualités requises pour bien figurer sur ce parcours avec cette possibilité de bien figurer en cas de sprint réduit, comme il l’a montré à plusieurs reprises en 2022, notamment sur l’Itzulia et le Tour des Alpes. Ne pourrait lui manquer que cette capacité à figurer sur le (ou les) sprints massifs et manquer quelques précieuses secondes bonus.

Vainqueur des éditions 2018 et 2019, Impey sa dernière saison au sein du peloton professionnel. Il a montré l’année dernière être encore capable à 38 ans de s’imposer sur une étape d’une course World Tour. La marche pourrait malgré tout être un peu trop haute sur cette édition du Tour Down Under lorsque l’on regarde la concurrence. Mais Daryl a les armes pour bien figurer sur quelques étapes.

Dans la veine d’un Impey on peut aussi citer Bevin. Fraîchement débarqué à la DSM, le néo-zélandais pourrait se montrer redoutable s’il parvient à réitérer ses prestations du Tour de Turquie 2022.

Quid des sprinters ? On pourra noter la présence d’Ewan et Groves entre autres comme étant sur le papier les plus rapides au sprint. Caleb va s’aligner avec l’équipe d’Australie, ce qui signifie qu’il n’aura pas son train en cas d’arrivée au sprint, ce qui pourrait lui causer des soucis de placement. Il faudra aussi espérer pour lui une meilleure année que 2022 où il a semblé très loin du Caleb qu’on connaissait. Dans ses meilleurs jours, il doit être capable de s’imposer sur au moins 2 des 5 étapes en ligne. Un parcours cependant trop sélectif sur les étapes clés pour que les deux hommes puissent espérer s’imposer au général à mon avis, même si on a déjà vu Groves très bien encaisser du dénivelé l’année dernière.


Mon Podium


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