Il Lombardia 2022 (253km)

Présentation de la Course

Comme chaque année, Il Lombardia vient marquer la fin de la saison cycliste. Nombreux sont les coureurs qui décident de mettre un terme à leur saison sur la « Classique des feuilles mortes« , mais cette année, Valverde et Nibali y mettront tout simplement un terme à leurs carrières respectives.

Après l’alternance l’année passée, cette 116e édition va de nouveau s’élancer de Bergame jusqu’à Côme. Cinquième et dernier Monument de la saison, Il Lombardia est de manière générale décrite comme la classique des grimpeurs. Cette année encore, le parcours fera l’impasse sur le terrible et fameux Sormano, mais fera la part belle au non moins fameux Civiglio.


Les Dernières Editions

Il Lombardia 2017 : Vainqueur – V. Nibali

Il Lombardia 2018 : Vainqueur – T. Pinot

Il Lombardia 2019 : Vainqueur – B. Mollema

Il Lombardia 2020 : Vainqueur – J. Fuglsang

Il Lombardia 2021 : Vainqueur – T. Pogacar


Le Parcours

À peine plus de 20 kilomètres de course et les coureurs devront déjà gravir la première ascension notable à la sortie de Bergame. Il s’agit du Forcelinno di Bianzano et de ses 6km à 5% de moyenne. La descente qui suivra les mènera jusqu’à Gazzaniga au kilomètre 40.4, qui marquera le pied de la seconde ascension du jour, le Passo di Ganda.

PASSO DI GANDA

9.2km à 7.3% de moyenne, mais un sommet situé à plus de 200km de l’arrivée et qui ne devrait pas avoir d’impact direct sur le scenario de course.

Le parcours restera vallonné sur les 15 kilomètres suivant jusqu’à Serina et le pied de la troisième ascension de la journée : la montée vers Dossena, 5.5km à 5% de moyenne. Le sommet sera situé à 182km de l’arrivée.

La descente qui suivra sera longue d’une dizaine de kilomètres, technique et sur une route parfois étroite.

Entre les kilomètres 85 et 129 s’enchaîneront 3 ascensions et leurs descentes respectives :

  • Orda – kilomètre 95 (8.5km à 4.5% de moyenne)
  • Forcella di Bura – kilomètre 105 (7km à 3.5% de moyenne)
  • Colle di Berbeno – kilomètre 120.6 (4.6km à 6% de moyenne)

Les descentes de la Forcella di Bura et du Colle di Berbeno seront particulièrement techniques. Mais placées encore loin de l’arrivée, on peut imaginer que la tension ne sera pas encore à son paroxysme, et qu’elles ne seront pas attaquées à fond.

Les 55 kilomètres suivant la fin de la descente du Colle di Berbeno ne présenteront aucun difficulté notable. Ils se feront en grande partie le long du Lac de Côme jusqu’à Bellagio où les coureurs quitteront les bords du lac pour aborder la dernière partie de la course, avec en entrée la célèbre Madonna del Ghisallo.

MADONNA DEL GHISALLO

8.6km à 6.2% de moyenne. Une ascension en 2 temps avec une portion de replat entre les kilomètres 3.5 et 6.6 venant grandement atténuer la pente moyenne qui dépasse les 9% sur les 3 premiers et 2 derniers kilomètres. Il restera une soixantaine de kilomètres à parcourir au sommet.

La descente, longue d’une dizaine de kilomètres, ne comporte pas de sections techniques et se fait sur une route large et une pente assez peu pentue par rapport à son autre versant.

À 35km de l’arrivée, les coureurs entreront sur le circuit final autour de Côme par une partie de la descente du Civiglio.


Les Derniers Kilomètres

Profil des 35 derniers kilomètres de course

Après avoir traversé Côme, les coureurs aborderont la première des deux ascensions de San Fermo della Battaglia au kilomètre 222.

S. FERMO D. BATTAGLIA

2.7km à 7.2% de moyenne et un passage à 10% à l’approche du sommet. Lors du premier passage, le sommet sera situé à 27.3 kilomètres de l’arrivée.

La descente vers Côme, longue de 3.5km, se fait sur une route large et peu technique. Les coureurs passeront une première fois sur la ligne à 22 kilomètres de l’arrivée. Puis, quelques hectomètres plus loin, débutera l’ascension d’un des mythes de cette course : le Civiglio.

CIVIGLIO

4.2km à 9.7% de moyenne, un vrai mur surtout à un moment aussi avancé d’une course si difficile. Aucun moment de répit si ce n’est à l’approche du sommet où les pourcentages seront un peu plus humains. Lieu de tant de mouvements décisifs sur le Lombardia, le Civiglio jouera encore très certainement ce rôle de juge de paix. Il restera 16.7km à parcourir au sommet.

Si l’ascension est un point clé, la descente pourrait l’être tout autant. Ces 6 kilomètres pourraient permettre à un excellent descendeur de combler son retard ou bien d’accentuer son avance pour les 10 derniers kilomètres de course.

Descente du Civiglio

Après être repassé dans Côme, les coureurs devront de nouveau franchir San Fermo della Battaglia (il restera cette fois-ci un peu plus de 5km à parcourir au sommet) ainsi que sa descente pour une arrivée sur le plat dans les rues de Côme.


Météo

Les coureurs devraient échapper à la pluie et les températures seront comprises entre 20 et 25°.

Le vent soufflera modérément en provenance du Sud-Ouest (entre 5 et 8km/h) et ne devrait donc pas jouer un rôle primordial. À noter que le vent sera défavorable du pied de la Madonna del Ghisallo jusqu’à l’entrée dans Côme.

L’ascension de San Fermo se fera majoritairement avec un vent de face, et celle du Civiglio plutôt vent de côté dû aux nombreuses épingles de la montée.


Le Scenario

Après seulement un an dans le sens Côme / Bergame, retour à un parcours plus ou moins identique aux années précédentes. Plus de 4 850m de D+ pour cette édition 2022, bien au-dessus des précédentes éditions au départ de Bergame qui avoisinaient plutôt les 4 000m de D+. À noter tout de même que cette différence est en grande partie à une première moitié de course bien plus difficile cette année qui, bien qu’elle ne sera pas décisive car il ne devrait pas y avoir d’attaque des favoris, pèsera lourd dans les jambes en fin de course.

L’absence du Mur de Sormano va en forcer certains à revoir leur stratégie. Là où cette ascension était souvent utilisée à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée pour effectuer une première vraie sélection, les coureurs devront « se contenter » de la Madonna del Ghisallo. Point positif, les pourcentages permettent de créer de vrais mouvements de course malgré tout, bien que son sommet soit situé à plus de 60km de l’arrivée.

La phase décisive se situera à n’en pas douter sur le circuit final dans Côme avec la double ascension de San Fermo della Battaglia, mais aussi et surtout le terrible Civiglio. Ce final (sans le Sormano donc) devrait permettre à des coureurs au profil plus puncheur que grimpeur d’augmenter leur chance de jouer les premiers rôles. Les moins bons puncheurs tenteront plutôt de durcir la course dès le San Fermo pour se débarrasser de cette épine dans leur pied. À noter aussi que sans le Sormano, le groupe se présentant au pied de la première ascension de San Fermo pourrait être relativement conséquent et les équipiers encore présents pour aider leurs leaders et contrôler le final le plus longtemps possible. Le fait que le groupe soit plus conséquent pourrait avoir un effet pervers au moment où les équipiers manqueront : un homme vu comme un outsider pourrait bénéficier d’un moment de flottement si les leaders se regardent un peu trop, à l’image de Mollema en 2019 où aucun des leaders ne parvenait à décrocher ses adversaires.

Beaucoup d’équipes arrivent bien équipées pour contrôler la course, je pense notamment à UAE. On a pu le voir sur les Tre Valli, ils avaient décidé de tout contrôler pour permettre à Pogacar de s’imposer, et le plan s’est déroulé exactement comme prévu, malgré les attaques de Vine, Mas et Nibali par exemple. Le type de course que nous aurons dépendra en très grande partie du plan de l’équipe des émirats : Pogacar voudra t-il lui-même s’occuper de tout faire sauter ? Ou bien réitéreront-ils la stratégie des Tre Valli pour emmener Pogacar le plus loin possible, jusqu’à un sprint en petit comité si nécessaire ? Ils trouveront des gens pour contrecarrer leurs plans bien évidemment, et dans le rôle du principal trouble fête : la Movistar.


Les Prétendants

UAE : Commençons par le grand favori. Candidat à sa propre succession, Pogacar s’aligne sur le Lombardia en bien meilleure forme que l’an passée. 2e du Giro dell’Emilia et vainqueur des Tre Valli, la forme est bonne sans aucun doute. On pouvait craindre un temps d’adaptation plus long dû à son retour récent d’Australie, mais cela semble aller pour Tadej. Il est tout de même apparu en dessous de sa meilleure forme tout de même en Emilie, où il n’aura pas pu suivre un excellent Enric Mas. On a pu voir une équipe UAE très soudée et solide derrière son leader sur les Tre Valli, ils seront encore en ordre de marche demain. Est-ce qu’ils se comporteront de la même manière, ou bien préféreront-ils permettre à un ou deux hommes de suivre les potentielles attaques dans les 60 derniers kilomètres, forçant leurs adversaires à travailler. En solo ou en petit comité grâce à son bon sprint après une course longue et éreintante, Pogacar coche toutes les cases pour garder son titre demain.

Movistar : De ce qu’on a pu voir sur ces derniers jours, le duo Valverde – Mas semble être la meilleure arme anti-PogaChar sur le Lombardia. Valverde va prendre part à sa dernière course dans une excellente forme (2e, 4e et 3e des 3 classiques italiennes d’automne). Le fait que le Sormano ne soit pas au programme est une excellente nouvelle pour lui qui aurait pu y éprouver des difficultés si les attaques y avaient fusé. Seul face à Pogi, il a de grandes chances d’être battu au sprint bien qu’il soit loin d’être lent. Si Movistar veut l’emporter, l’équipe doit absolument faire travailler son duo ensemble.

C’est ici que Mas entre en scène. J’ai été assez positivement étonné de voir que son punch s’est bien amélioré dernièrement, de quoi lui permettre de placer quelques attaques bien tranchantes comme lors de sa victoire en Emilie. Enric doit être utilisé comme une carte offensive pour forcer Tadej à se découvrir et à dépenser de l’énergie à couvrir ses assauts, quitte à ruiner ses chances personnelles. Arriver en solitaire pourrait être sa seule chance de victoire, mais je doute que Tadej ne le laisse partir, il faudra qu’il soit au moins aussi fort que la semaine passée, mais la forme du slovène m’a semblé elle aussi en amélioration. Est-ce qu’un Pogacar fatigué sera prenable par Valverde au sprint ? J’ai quelques doutes. Mais ils doivent tenter le coup, indéniablement.

Quickstep : Une longue saison semée d’embûches pour le désormais ex-champion du Monde Alaphilippe. Entre blessures, Covid et baisse de forme, rien ne lui aura été épargné. Rien n’indique qu’il puisse inverser la tendance sur le Lombardia, même si sur le papier le final et l’absence du Sormano joue grandement en la faveur des puncheurs dans son genre. Le Julian d’il y a deux ans aurait été un immense favori, demain cela n’est pas le cas d’après moi.

Bien que Julian soit le leader, l’équipe pourra aussi s’appuyer sur Bagioli et Honoré entre autres. L’italien, excellent à Montréal aura eu bien plus de difficultés sur les championnats du Monde. On l’a vu plus récemment prendre la 8e place sur le Gran Piemonte dans un sprint où il n’aura pas pu s’exprimer. Rappelons aussi qu’Andrea est le lauréat de l’édition 2019 du piccolo Lombardia, après une seconde place en 2018. Lui aussi en vue sur la campagne canadienne et avec une 15e place sur les championnats du monde, Honoré devrait pouvoir jouer sa carte ici. Ses deux hommes bénéficieront de ce final « allégé » et amputé du Sormano et espéreront s’accrocher au moins jusqu’au Civiglio pour anticiper les attaques des principaux favoris.

Jumbo : Absent pendant près de deux mois, Vingegaard a fait son retour sur le Tour de Croatie, y remportant 2 étapes et finissant second au général derrière Mohoric. Si cela fait plaisir de l’avoir de nouveau vu lever les bras, je doute que sa forme soit optimale à l’approche d’une course comme le Tour de Lombardie, surtout si on le met face à la concurrence des forces en présence. Je ne serais pas étonné de ne pas le voir dans le final.

INEOS : INEOS se présente au départ de Bergame avec une belle équipe sur le papier. Yates semble plutôt en forme depuis un mois, tant sur le Tour d’Allemagne qu’au Canada et sur les Tre Valli (malgré un abandon en Emilie). 3e l’année passée, il espérera faire aussi bien sur cette édition. Pas certain malgré tout que ce final ne lui corresponde totalement, ou tout du moins, il devrait mieux convenir à certains de ses adversaires.

Alors que son début de campagne italienne débutait parfaitement avec en point d’orgue une victoire sur la Coppa Sabatini, Martinez était bien moins dans le coup en octobre. Assez peu rassurant en vue de la course demain. On note aussi la présence de Rodriguez, visiblement encore un peu trop juste sur les classiques italiennes ce mois-ci et je pense que ce final n’est pas non plus taillé pour lui, ainsi que Sivakov qu’on a vu en jambe sur les championnats du monde mais qui a semblé accuser le coup (comme beaucoup) à son retour.

Bora : Privé de championnat du monde, Vlasov a fait son retour en compétition sur les classiques italiennes deux mois après la fin du Tour de France. 3e à Côme il y a deux ans, sa forme de l’époque semblait toutefois bien supérieure à celle qu’il a aujourd’hui. Dommage quand on regarde un final qui semblait lui convenir à la perfection avec ces forts pourcentages.

Bora devrait en revanche pouvoir compter sur Higuita. Une première partie de Vuelta passée dans l’anonymat avant de se réveiller et de montrer de belles choses en fin de 3e semaine. Sa deuxième place au sprint derrière Pogacar sur les Tre Valli est un bon indicateur sur sa forme actuelle. Un autre coureur qui bénéficiera certainement d’un final sans le Sormano et qui pourra faire parler sa pointe de vitesse dans Côme en cas d’arrivée en petit comité.

Astana : La dernière de Nibali, double vainqueur du Lombardia en 2015 et 2017. Toujours acteur sur cette course, il est certain que demain il tentera de nouveau. Malheureusement, très peu de chances qu’il soit deux jambes au-dessus des autres, et encore moins qu’on ne le laisse sortir comme Mollema il y a quelques années. En revanche, s’il parvient à s’accrocher, on pourrait le voir mettre à profit des descentes qu’il connaît par cœur pour prendre de l’avance dans le dernier tour dans Côme. Peut-être sa seule chance de rêver. Comme expliqué plus haut, un final plus « facile » qu’à l’accoutumée pourrait permettre à des équipiers d’être présents jusqu’assez loin dans la course et d’empêcher le tout d’exploser trop loin de l’arrivée. Si les favoris se regardent comme en 2019, certains hommes qui doivent absolument arriver seuls pour espérer s’imposer pourrait en profiter. La forme semble malgré tout bonne de ce qu’il a montré sur les classiques d’automne italiennes.

EF : Uran devrait être aligné en tant que leader sur le Lombardia, lui qui compte 3 3e place sur l’épreuve ainsi qu’une 4e place en 2018. Il signait son premier podium ici il y a 14 ans ! 9e du général de La Vuelta avec une victoire d’étape en prime, le colombien est aussi rentré 3 fois dans le top 10 des 3 classiques italiennes d’automne auxquelles il a pris part cette année. La forme est indéniablement là pour Rigo et je ne serais pas étonné de le voir entrer dans le top 10, pourquoi pas mieux.

Bettiol semblait vraiment fort sur les championnats du monde, l’un des seuls à ne pas avoir lâché les roues de Van Aert lors de ses accélérations dans le Mount Pleasant. Alberto a démontré ses très bonnes aptitudes de puncheur cette année avec en prime une pointe de vitesse loin d’être ridicule, bien qu’elle soit certainement en dessous de celle du trio Pogacar – Valverde – Higuita. Comme beaucoup, il a semblé accuser le coup à son retour en Europe, mais sa 5e place sur le Gran Piemonte était plutôt rassurante. Le Lombardia ne lui a jamais réussi, mais l’absence du Sormano me fait le mettre en tant que potentiel outsider dans un final potentiellement tactique. Si la forme est toujours bonne, le Civiglio devrait être tout juste dans sa limite, bien qu’il fasse tout de même 1km de plus que la fameuse montée de Mende.

Je voudrais finir en citant le jeune Piccolo. Sans équipe jusqu’en juin, il aura fait 4e des championnats d’Italie sur sa course de reprise, puis sera récupéré par EF quelques semaines plus tard. Il fait partie de ces coureurs qui ont retenu l’attention de beaucoup de suiveurs sur cette fin de saison par ses belles performances. Andrea sera un des régionales de la course dont il connaît les derniers kilomètres sur le bout des doigts. Une course sur laquelle il aura à cœur de briller même si ses touts derniers résultats semble peut-être indiquer une baisse de forme et si cela sera sa grande première sur un Monument.

Intermarché : Autre régional (mais du côté de Bergame) Rota ne semble pas en mesure de pouvoir défendre ses chances, à cause d’une grippe contractée ces derniers jours. Et quel dommage quand on voit sa saison et sa très belle course lors des championnats du monde. Un final plus typé « puncheur » comme celui de demain était parfait pour lui. Il se mettra donc au service de Pozzovivo qui devrait être leader unique sur le Lombardia.

Après une Vuelta à oublier, le vétéran italien semble revenu dans une excellente forme en témoigne ses résultats sur les classiques italienne. Sa 3e place sur le Giro dell’Emilia derrière Mas et Pogacar étant très certainement le résultat le plus parlant ! Une forme qui pourrait potentiellement lui permettre d’améliorer son résultat sur cette course où il a pris par deux fois la 6e place en 2011 et 2017. La victoire sera difficile à aller chercher cependant, car à l’image d’un Mas ou d’un Nibali, il doit absolument arriver seul. Point positif pour lui, si le final devait se faire tactique avec trop de leaders encore présents, il pourrait bénéficier d’un moment de flottement pour tenter sa chance, même si les descentes ne seront pas à son avantage.

Bahrain : Malade sur le Tour, Mohoric semble être revenu en forme. Attention aussi à nuancer ses résultats sur la CRO Race comme fait avec Vingegaard, l’adversité n’était pas des plus relevée. Malgré tout, il y a montré des signes encourageants, tout comme sa 2e place au sprint sur le Gran Piemonte. Excellent rouleur capable d’encaisser le dénivelé, Matej excelle lorsque les courses dépassent les 200km, nous en avons encore eu la preuve cette année. Il n’aura pris que deux fois le départ du Tour de Lombardie, mais cette année représente peut-être sa meilleure chance avec l’absence du Sormano. Il tentera à coup sûr de s’échapper pour prendre de l’avance avant le circuit dans Côme et le Civiglio et anticiper la bagarre des favoris, meilleurs puncheurs et grimpeurs. Il fait partie de ces hommes à qui il ne faudra pas laisser trop d’avance sous peine de ne jamais le revoir !


Mes Choix

Dans les différents scenarii de course envisagés, un nom revient à chaque fois : Tadej Pogacar. Excellent puncheur, plutôt bon descendeur et surtout rapide au sprint, il coche absolument toutes les cases. UAE arrive avec un effectif très fourni, et mon avis est qu’ils donneront tout pour Pogacar. Je ne suis pas certain que l’un d’entre eux ai vraiment sa carte à jouer, sauf sur un fait de course dans le final. Je les imagine plutôt en contrôle jusque dans le dernier tour sur le circuit de Côme avant de laisser le slovène opérer sa magie. Cette fois-ci, je pense que même Mas ne parviendra pas à le décrocher. Et si Pogacar ne parvient pas à se défaire de l’espagnol dans la montée, ce sera probablement le cas dans la descente du Civiglio. C’est pourquoi, après réflexion, je pense Pogacar en mesure de s’imposer en solitaire demain. Derrière, les places sur le podium me semblent plus ouvertes, possiblement à des outsiders qui auraient pu rentrer dans le contre au bas de la descente du Civiglio et qu’on n’irait pas immédiatement chercher s’ils attaquaient dans la deuxième ascension de San Fermo ou juste avant. Je pense notamment à Bettiol dont les performances m’ont assez impressionné au cours de l’année et jusqu’à ce qu’il a montré sur les championnats du Monde.

  • Pogacar @ 3.25 (0.5%)
  • Bettiol Top 3 @ 25 (0.15%)

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