UAE Tour 2022 – Etape 2 : Al Hudayriyat Island > Abu Dhabi Breakwater (176km)

Présentation de la Course

Deuxième étape du UAE Tour. 176km de visite d’Abu Dhabi où le final sera identique à l’arrivée de la septième étape en 2021 remportée par Caleb Ewan, absent cette année.


Le Parcours

Quelques portions à l’entrée du désert, mais rien à voir avec ce qui était proposé sur la première étape. Ce sera plus une visite de certains des monuments et lieux les plus connus d’Abu Dhabi, dont le circuit de F1 de Yas Marina à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée.

Une bonne partie de ces 40 derniers kilomètres se fera d’ailleurs le long de la côte, alors que le peloton traversera différentes îles pour rallier l’arrivée.


Les Derniers Kilomètres

Les 5 derniers kilomètres de course

Les 5 derniers kilomètres se feront sur un large boulevard sans réels virages mais uniquement de grandes courbes.


Météo

Les températures seront plus clémentes que la veille, autour de 24 / 25° l’après-midi. Mais le vent lui sera bel et bien présent !

Un vent de Nord-Ouest soufflera demain après-midi sur Abu Dhabi, et il soufflera fort, entre 30 et 35km/h. Moins de portions désertiques, mais tout de même une zone où il faudra rester vigilant entre les kilomètres 80 et 92.

Zone vent de travers kilomètres 80 à 92

Passé le circuit de Yas Marina, le peloton longera la côte, mais la première moitié se fera vent de face. A 23km de l’arrivée, les coureurs bifurqueront en direction du Sud-Ouest, et le vent frappera de nouveau de côté sur de large routes. Le sprint final se fera aussi avec un vent défavorable de 3/4 face. Il faudra privilégier le côté droit de la route pour lancer son sprint et remonter ses adversaires, attention au timing.

Vent dans les 20 derniers kilomètres

Le Scenario

L’année dernière le vent soufflait dans le même sens, bien que légèrement moins fort, et il n’y avait pas eu de cassures dans le final. C’est surtout sur la portion entre les kilomètres 80 et 92 que je me pose des questions. Des équipes tenteront le coup c’est presque certain, INEOS en tête. Non pas en prévision du sprint, cela sera le bonus, mais plutôt pour tenter de donner de l’avance à Yates avant le contre-la-montre. La question est surtout de savoir si ça rentrera ou non de l’arrière. Tout dépendra de la taille du groupe de tête, car il y aura par la suite une longue session de vent défavorable. Je pense que nous assisterons à un sprint massif avec tous ou la plupart des sprinters pour se jouer la victoire au final.


Les Prétendants

Sur un final peu technique, les trains auront de nouveau leur importance. Un sprint avec un vent défavorable n’est jamais très simple à gérer, se montrer trop tôt à l’avant et vous allez manquer d’hommes, trop tard et vous ne pourrez pas remonter.

QuickStep : Cavendish n’a pas pu s’exprimer correctement sur ce sprint. Mal placé dans la roue d’Ackermann qui lance trop tôt, le britannique se retrouve piégé et dépassé sur sa gauche par les Bora et Viviani, sans possibilité d’accrocher les roues. Sur son démarrage, on n’a pas non plus réellement senti de puissance. Difficile de juger sur un temps si court, mais tout de même.

Bora : Une tactique très spéciale qui a consisté à remonter Bennett au tout dernier moment dans les premières positions. A-t-il laissé trop de force pour remonter si tard ? Ce n’est pas tant son sprint qui était mauvais, mais il a semblé un poil plus lent que d’habitude, incapable de remonter Philipsen et surtout il se faisait remonter par Viviani sur sa gauche. Quoi qu’il en soit, très bon lead-out pour pouvoir le mettre en bonne position sur les derniers hectomètres.

BikeExchange : Séparé de Mezgec dans les derniers hectomètres par Viviani mais surtout par Barbier à l’épaule, Groenewegen commet une erreur stratégique qui lui coûte peut-être la victoire ou du moins un podium. Il part sur le côté fermé et ne pourra jamais passer Philipsen dans un trou de souris. Malgré tout, du peu qu’on a pu en voir sur son démarrage, il semblait en capacité de remonter Jasper, un bon signe pour les prochains sprint.

Alpecin : On s’y attendait, le train d’Alpecin a de nouveau fait des merveilles, récompensé par la victoire de Philipsen. Un ton au dessus de Bennett et Viviani sur le sprint, seul Groenewegen a semblé un moment en mesure de lui disputer la victoire, mais pas de place pour passer entre Jasper et les barrières.

UAE : Ackermann encore une fois à côté de son sprint. Il lance en premier mais semble collé à la route. A ce niveau, aucune chance de l’emporter demain.

INEOS : Très gros travail de Plapp et Ganna comme je m’y attendais pour placer Elia dans les meilleures dispositions. Il n’a pas de lanceur mais semble avoir retrouvé cette capacité à choisir la bonne roue, en choisissant le côté ouvert et Bennett, qu’il a réussi à remonter sur la fin du sprint.

G-FDJ : Un train une nouvelle fois aux abonnés absent, coupé en 2 au kilomètre. Démare est dans la roue de Philipsen mais Groenewegen lui grille la priorité. Que ce soit le train, le placement de Démare ou sa vitesse, rien de vraiment rassurant pour demain.

DSM : Un train encore moins organisé que celui de la FDJ. Rien à espérer s’ils ne se reprennent pas.

Jumbo : Bousculé dans le final, Kooij n’a pas eu l’occasion de s’exprimer. Un mauvais choix de placement aussi quand il choisi la roue de Cavendish puis celle de Démare. Le manque de train pour le placer s’est fait sentir aujourd’hui.


Mes Choix

Pour demain, mon choix se porte sur Groenewegen. Un train complet à son service qui sera primordial avec un vent défavorable dans le final. Un Mezgec qui saura le déposer à l’avant. Il ne doit pas perdre sa roue pour éviter les soucis, mais aujourd’hui il m’a semblé être le plus rapide. Et rappelle toi Dylan, va chercher le côté droit de la route. Philipsen a remporté une belle victoire et a montré être dans les plus rapides du peloton. Il devrait pouvoir compter sur son train de nouveau demain, bordures ou non, pour décrocher une nouvelle place sur le podium. Un nouveau très bon sprint de Viviani qui, malgré l’absence poisson pilote, peut compter sur Plapp et Ganna pour le remonter jusque dans les derniers hectomètres. Il saura prendre la bonne roue. Et si jamais des bordures doivent être créées, INEOS en sera très certainement à l’origine, et il devrait être dans le bon groupe, comme en Provence.


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