Tour des Alpes – Etape 4 : Naturno – Pieve di Bono (168.6km)

Etape reine de ce Tour des Alpes 2021 demain ! En plus d’être l’étape la plus longue, elle sera aussi l’étape avec le plus grand dénivelé positif : 4 600m. Une étape qui va laisser des traces, décisive dans la bataille au classement général.

LE PARCOURS

A peine 2 kilomètres après le départ, le peloton devra franchir cette première côte. De très fort pourcentages dans ses 600 derniers mètres, mais peut être un peu courte pour y former une échappée.

Au sommet, la route sera majoritairement plate avant d’attaquer le premier des 3 gros morceaux de la journée, Le Passo Castrin, un col divisé en 2 parties distinctes.

Le Passo Castrin sera tout sauf simple à négocier. On peut clairement y voir ses deux parties distinctes. Tout d’abord, ses 6 premiers kilomètres afficheront une pente moyenne de 7.5%, déjà suffisant pour permettre à une échappée de bons grimpeurs de prendre le large. Après ces 6 kilomètres, une pente bien plus douce et plate par endroit sur 10 kilomètres avant d’aborder la dernière portion du col. Les 8 derniers kilomètres affichent des pourcentages moyens aux alentours de 9%, avec des portions à plus de 12% ! Il restera environ 115km après le sommet.

Une longue descente d’une vingtaine de kilomètres, suivie d’une portion en faux plat montant progressif d’une quinzaine de kilomètres, amènera le peloton au pied de la seconde ascension au menu.

Le Passo Campo Carlo Magno est lui aussi un long col, mais probablement moins difficile que le Passo Castrin. Particulièrement pentu dans ses 8 premiers kilomètres, la pente se radoucie dans sa deuxième partie.

Après le passage au sommet, une autre longue portion descendante de près de 30 kilomètres mènera le peloton (du moins, ce qu’il en reste) au pied d’une côte non répertoriée, longue de 4 kilomètres à près de 6% de moyenne. Après cette côte, la descente conduira à la dernière ascension de la journée.

La dernière ascension du jour sera peut-être la plus courte, mais certainement pas la plus simple, surtout en fin de course. De très gros pourcentages, notamment dans la dernière partie de la montée, de quoi placer une attaque dévastatrice pour se défaire de ses compagnons. Au sommet, la descente ne commencera pas tout de suite, il y aura une portion de 2 kilomètres de plat auparavant.

Si le trou n’est pas creusé au sommet de ce dernier col (où il restera 9 kilomètres jusqu’à l’arrivée), des écarts pourront aussi être fait dans la descente. La descente, du moins sa dernière partie, sera extrêmement technique. De très fort pourcentages, une route par endroits très étroite et de nombreux virages en épingle forçant le freinage et les relances. A la fin de la descente, il restera moins d’un kilomètre jusqu’à la ligne. Un excellent descendeur peut creuser un trou, et si un homme s’est isolé au sommet du dernier col, la chasse sera difficile à mettre en place.

METEO

Une nouvelle fois, le vent sera très faible et ne devrait pas avoir d’impact outre mesure sur la course. Pas de pluie de prévue et des températures toujours assez fraîches dans la montagne.

LES PRETENDANTS

A quel type de course allons nous assister demain ? Les étapes reines sont souvent synonymes de bataille entre leaders au classement général. Ici, la course ne se termine pas au sommet mais par une descente très technique. S’il y avait 10 kilomètres de vallée, j’aurais plus hésité, mais je pense que demain la victoire se jouera parmi les favoris au classement.

Avec le profil de l’étape, difficile d’imaginer qu’il n’y ai pas de mouvement d’hommes dans le top 20, et le top 20 se tient en à peine 2’30. BikeExchange ne pourra pas laisser l’écart grimper trop haut, et certaines équipe pourraient vouloir leur mener la vie dure pour isoler Yates. De plus, certaines portions entre le 1er et 2ème col, et entre le 2ème et 3ème peuvent permettre de mener la chasse, rapprochant le peloton qui pourra se jouer la gagne dans le dernier col. Ce scenario ne tient pas forcément si aucun homme sous les 4 minutes ne tente de s’échapper, mais j’y crois peu.

Pour une étape comme celle-ci, il faut se tourner vers les grimpeurs les plus en forme. La deuxième étape nous a montré que Yates était au dessus du lot. Il possède 45 » sur Sivakov second, et 1’04 sur Bilbao et Martin. Le top 10 se tient en 1’52. Dans la deuxième étape, INEOS est l’équipe qui comptait le plus d’hommes à l’avant dans le dernier col, avec Martinez et Sosa accompagnant Sivakov. Malheureusement pour eux, Yates était bien trop fort. Aucune raison que cela ne change demain, il devrait être encore le plus fort. S’il veut partir solo dans le dernier col, il sera très dur de rester accroché à sa roue. Comme mardi.

Mais, si Simon décide de jouer plus sur la défensive, cela pourrait ouvrir la porte à des coureurs légèrement plus loin au top 10 et au-delà. il ne pourra pas couvrir toutes les attaques, et il y a fort à parier qu’il se concentre en grande partie sur Sivakov, le dernier homme à avoir pu l’accompagner mardi. Qui pour bénéficier d’un marquage entre les deux favoris ? Carthy et Quintana pourraient bénéficier d’un bon de sortie. Ils ne sont pas des menaces immédiates, et s’ils attaquent dans le dernier col, Yates n’aura pas la nécessité d’aller les chercher. Ces 2 hommes sont les seuls à avoir pu suivre un tant soit peu la cadence de Yates, avec Sivakov.

Concernant INEOS, Sosa et Martinez n’étant pas des dangers au général, ils ne seront pas chassés par Yates non plus. Leur sera t-il demandé de rester avec leur leader ou bien l’un d’entre eux aura t-il le droit de tenter sa chance ? A noter qu’INEOS a déjà 2 victoires grâce à Moscon, le premier objectif est déjà rempli.

Pour l’échappée, uniquement de bons grimpeurs auront une chance de l’accrocher. Je pense en particulier à Fabbro, Valter, Guerreiro ou encore Bouchard. Mais si la bataille fait rage derrière eux, je pense qu’ils seront un niveau en dessous pour espérer résister à un retour.

Pour demain, je partirai donc sur la première victoire de la saison pour Quintana ! Souvent à l’attaque depuis sa reprise, il mérite d’en décrocher une. Dans le dernier col mardi il était fort, mais malheureusement asphyxié par le rythme effréné de Yates.

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